‹ La vie en Chine et au JaponChapitre 5 sur 34 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Saïgon (suite). — Les cafés. — Les quartiers chinois et annamites. — Les Bacouans. — Magenta.

En revenant de la promenade, avant de rentrer à bord, on s'arrête généralement à Tun des cafés du quai. A cette heure, c'est là que Ton peut voir le tout Saïgon, Après une journée de chaleur torride, chacun vient chercher un peu de fraîcheur sur le bord de la rivière, et s'ouvrir Tappétit en absorbant des boissons glacées.

En ce moment, n'étaient les margouillats (i) qui se promènent sur les murs et autour des tables , en chantant et en donnant la chasse aux moustiques, on pourrait se croire dans un de nos ports de guerre. L'élément y est le même ; à chaque instant , arrive une figure de connaissance et l'on renoue immédiatement des relations interrompues, parfois depuis plusieurs années. Les uns viennent à pied, d'autres dans d'élégants paniers attelés de fringants poneys chinois , conduits par un boy annamite vêtu de blanc et coiffé d'un foulard rouge noué avec les cheveux, sur le der-

(i) Sorte de petits lézards blancs qui abondent dans les maisons, dans l'Inde et en Cochinchine.

Une expédition au Tonquin, i5

rière de la tête. Il n'est permis qu'à un bien petit nombre de s'offrir un attelage ; les libérédités de la Princesse (i) ne donnent guère, à la plupart des officiers , la possibilité de faire cette dépense; aussi, en voyant descendre d'une voiture de maître un nouveau consommateur, n'est-il pas nécessaire de demander sa profession; seul, un inspecteur des affaires indigènes, dont les appointements sont, à juste titre, fort beaux, peut se permettre ce luxe.

Le corps des inspecteurs , longtemps recruté parmi les officiers des différents corps de la marine, est réorganisé, depuis quelques années, sur de nouvelles bases et, de corps militaire, est devenu corps civil. Les employés de cette administration qui ont, en Cochinchine , à peu près les mêmes fonctions que les officiers des bureaux arabes, en Algérie, sont la providence des promeneurs ; car, généralement, fort bien installés dans l'intérieur, ils vous reçoivent avec la plus charmante urbanité; et Ton est toujours sûr de trouver chez eux bonne figure, bonne table et bon Ut.

Si les cafés de Saïgon sont agréables par leur situation et comme lieux de rendez-vous, ils sont détestables au point de vue des consommations qui s'y débitent, lesquelles joignent à leur médiocre qualité le défaut d'être encore trop chères , malgré leur bon marché relatif (2): exemple: une bouteille de mauvaise bière se paie 2 fr. 50 c. ; un verre de sirop à l'eau

(i) Façon plaisante de désigner l'État.

(2) Dans l'Inde et en Chine, dans les pays anglais surtout, les prix sont à peu près doublés.

i6 Une expédition au Tonquin.

frappée, i franc; et tout àPavenant. Or, avec la coutume française qui consiste à laisser généralement régler les consommations d'une société tout entière par la même personne, on en arrive à avoir souvent une note à payer fort élevée. Chez les Américains , gens éminemment pratiques, chacun paie ce qu'il prend. De cette façon, les indélicats sont volés et les délicats ont moins à se gêner. Quant à 1^ mode de jouer sa consommation, elle existe à Saïgon, tout comme à Toulon, au Commerce, et à Lorient, à VUnivers; il en résulte qu'à la fin d'une soirée , le malheureux assez dépourvu de chance pour avoir à solder ce que, en termes d'estaminet, on appelle une culotte générale, n'en est pas quitte à moins de 1 5 ou 20 piastres , soit environ 100 francs. Tous les soirs, un ou deux déshérités du sort sont condamnés à s'exécuter de la sorte. En revanche, d'autres ne perdant jamais se font une douce habitude de vivre sur le commuai.

A partir de sept heures et demie, les cafés sont momentanément abandonnés ; chacun regagne sa table pour le dîner où, malgré les épices, les eaux minérales et les sels digestifs , il est rare de trouver l'appétit. Vers dix heures , les marchands de vermouth et d'absinthe revoient de nouveau leurs clients ; le quai reprend un peu de vie , mais l'animation est moins grande qu'avant le dîner; ce n'est plus l'instant du rendezvous général; les inspecteurs des environs ont regagné leurs inspections ; parmi les officiers installés à terre, les uns restent chez eux, d'autres vont à des cercles ; d'aucuns profitent de la fraîcheur de la nuit , pour se livrer à des courses prétendues hygiéniques.-

Une expédition au Tonquin. ij

Une excursion à faire est celle des quartiers chinois et annamites, qui n'oat véritablement d'originalité qu'à la lumière des lanternes de papier peint.

Le lendemain de notre arrivée à Saïgon, nous profitâmes de la bonne volonté d'un camarade habitant la colonie depuis plusieurs mois, pdur nous, faire piloter dans tous ces lieux plus ou moins bizarres qu'il faut absolument voir, si l'on veut se rendre compte de la couleur locale d'un pays. La première escale dans cette promenade d'études est la rue aux Fleurs, dont la dénomination poétique est pleine de promesses. Aussi , quelle désillusion pour le visiteur , en sentant s'exhaler , dès l'abord , certains parfums n'ayant rien de commun avec ceux de l'Arabie. Du reste , comme en bien d'autres coins de l'extrême Orient, désappointement complet, écœurement moral et physique voisin de la nausée. La rue aux Fleurs est un boyau long d'environ quarante à cinquante mètres , large de deux au plus, orné, au beau milieu^ d'un ruisseau sale et puant. Le jour, il règne dans ce cloaque un silence morne; le soir, et jusque bien avant dans la nuit , il s'y fait un vacarme d'enfer. C'est là que tous les Chinois de la colonie viennent se récréer, en jouant, avec un entrain digne d'une meilleure musique , de la flûte de Pan, du gong et du tam-tam en joyeuse société. En somme , dans cette cythère de bas étage , rien d'engageant ; des tripots infects où les sapèques sont remuées à pleines poignées, à la lueur d'une lampe fumeuse; derrière des grillages en bois, des filles pâles , une fleur dans les cheveux, vêtues d'une blouse et d'un pantalon de calicot blanc garni de galon

i8 Une expédition au Tonquin,

bleu ; misérables créatures souvent usées par la débauche et la cruauté du ciel annamite ; prétresses chargées de procurer aux fils du Céleste-Empire les enivrements de l'amour, avec toutes les grosses joies qui font le bonheur de leur existence... On regarde tout cela en passant, mais avec une sorte de dégoût ; on éprouve comme un besoin pressant de respirer et l'on hâte le pas.

En sortant de la rue aux Fleurs^ pour se rendre au quartier des marchands de chinoiseries, de japonaiseries et d'objets en filigrane d'or et d'argent, il faut longer le marché annamite , complètement désert à cette heure de la nuit, mais où, le matin et une grande partie de la journée, abondent tous les produits de la Cochinchine. La visite aux marchands de bibelots offre un certain attrait, mais lorsqu'on doit aller en Chine et ensuite au Japon , il est inutile de se presser et d'acheter à Saïgon ce que, plus tard, on trouvera à moitié prix et en plus belle qualité sur les lieux de production ; aussi , ne nous arrêtons-nous que le temps nécessaire pour voir l'ensemble des boutiques, beaucoup plus occupés, d'ailleurs, par le spectacle si mouvementé de la rue, que par les brillantes enluminures des boîtes laquées de Nagasaki et des potiches de Canton.

Plusieurs fois, depuis notre arrivée, nous avions entendu prononcer le nom de bacouan ; notre aimable cicérone nous avait expliqué le sens de ce mot, et devait nous conduire achever notre soirée à l'un des plus renommés de ces établissements , situé rue Montebello. Fatigués par les premières atteintes du climat

Une expédition au Tonquin. ig

cochinchinois et pressés d'arriver aux bons fauteuils de rotin qui nous étaient annoncés , nous terminâmes , le plus vite possible, la tournée des boutiques.

Le bacouariy roulette sans roulette qui, je me hâte de le dire, est supprimé depuis bien des années, était, à cette époque, Tune des plus terribles plaies morales de Saigon. C'était le gouffre où la plupart des officiers de la colonie allaient chaque soir jeter le fruit de leurs économies ; source de plus d'une indélicatesse , cause de plus d'un malheur, le bacouan unissait à l'attrait du jeu, celui du confortable ; et bien des gens, attirés par la simple perspective de passer une heure, étendus dans un fauteuil, au milieu des courants d'air d'une vérandah, en fumant un cigare de Manille, aux frais des croupiers, s'en allaient, les poches allégées des piastres qu'elles contenaient à l'arrivée. Le bacouan de la rue Montebello était installé dans une salle spacieuse, coquettement décorée ; à l'entrée , une vaste galerie couverte, garnie de nombreux sièges et de lits de bambou , éclairée par une veilleuse dans une lanterne de papier; silence et mystère.... Dans la pièce principale, à peu près au centre, une grande table affectant la forme d'un rectangle ; d'un côté de cette table, devant un tas de sapèques de cuivre, une tasse de porcelaine sous la main droite , un gros Chinois au ventre rebondi laissant voir sans vergogne son nombril nu, se tient majestueusement. Autour, seuls ou par groupes, debout ou assis, des joueurs à l'air absorbé font leurs mises.

Pendant que deux ou trois domestiques, vêtus d'une

2 Une expédition au Tonquin,

camisole de grenadine bleu de ciel ou vert tendre, circulent d'un pas nonchalant en offrant des rafraîchissements, le jeu va son train. Profitons de l'occasion pour étudier le mécanisme de cette machine à plumer les dindons.

Aux deux bouts de la table , des tableaux munis de numéros destinés à recevoir les enjeux; au milieu un tas de sapèques. Le croupier ou, parfois même, un des joueurs s'empare de la tasse de porcelaine, la plonge dans les sapèques , retire un certain nombre de ces pièces de monnaie , et les fait sortir , deux par deux, en soulevant légèrement un des côtés de la tasse. Il serait plus expéditif et tout aussi simple de compter immédiatement les sapèques retirées du tas , le jeu se bornant, en définitive, à peu près au pair ou impair; mais la manœuvre ci-dessus décrite a pour but de laisser aux joueurs le temps de réfléchir et de faire leurs mises. Quel nombre restera-t-il définitivement sous la sébile ? Telle est la question palpitante. On prolonge l'émotion en ne comptant les sapèques qu'aT près en avoir distrait, petit à petit, la plus grande partie. Durant tout ce manège, et jusqu'à ce que le banquier ait dit dans son jargon céleste: « Rien ne va plus » , on peut engager son argent ; il estmêmepermis de secouer la sébile et de chercher à reconnaître, à la nature du son, le nombre restant. Les gens habitués à ce genre d'exercice peuvent , dit-on , tirer parti de cette petite supercherie ; mais la tolérance du Chinois à cet égard prouve péremptoirement qu'ils se trompent tout comme les joueurs consciencieux. Ce jeu , plus que d'autres encore , est un jeu de dupes, car le

Une expédition au Tonquin, 2/

banquier retient aux gagnants dix pour cent ; il en résulte qu'avec une mise toujours égale, en supposant même que Ton gagne une fois sur deux, ce qui est loin d'être certain, il arrive à coup sûr un moment où Ton se trouve totalement décavé. Ce soir-là, en jouant à tout hasard, sans rien calculer, en vrai novice, mais avec l'idée arrêtée de ne pas perdre plus d'une piastre, j'eus la chance d'en gagner une vingtaine au gros Chinois qui ne s'en formalisa pas davantage, espérant, sans doute, Yn />e//o, me les reprendre le lendemain, avec bien d'autres ; espoir déçu, car je ne revins plus chez lui qu'en amateur, bien décidé, au surplus, à ne pas tenter de nouveau la fortune.

A.l'époque où nous arrivions à Saigon, les bacouans, sans s'en douter, jouissaient de leur reste; quelques mois plus tard ils étaient fermés , par arrêté du gouvernement ; arrêté d'autant plus nécessaire qu'il supprimait du même coup, une source de revenus immoraux pour la colonie (i) , et une cause d'entraînement fatal à un grand nombre d'officiers.

Pendant que nous nous prélassions sous la vérandah, en attendant l'heure de rentrer à bord, un Chinois, joli garçon, vêtu avec une certaine recherche, vint nous offrir des cigares et nous demander si nous désirions boire quelque chose : « Nous avons à votre disposition, nous dit-il, de la bière médiocre et de la limonade passable. » La façon aisée avec laquelle s'était exprimé ce disciple de Confucius, nous surprit

(i) Les bacouans payaient un impôt assez élevé au gouver- Hement colonial.

2 2 Une expédition au Tonquin.

au point que nous crûmes un instant avoir été mystifiés par un Français déguisé ; mais nous pûmes bientôt nous convaincre du contraire.

Notre Chinois revenait suivi de deux domestiques porteurs de plusieurs bouteilles et d'un plateau chargé de verres.

— Vous n'êtes pas Chinois? dis-je à notre amphitryon , au moment où il me présentait une limonade glacée.

— Tout ce qu'il y a de plus Chinois, me répondit-il; seulement, j'ai fait mes études en France, chez les jésuites de Montgré ; je suis chrétien, je me nomme JoGéph.

— Alors que faites-vous ici ?

— Mon oncle est propriétaire de cet établissement ; j'y viens pour me distraire, mais je n'ai aucun intérêt dans le jeu ; je suis employé en qualité d'interprète, à la direction de l'intérieur.

Cette rencontre nous procura le plaisir de nous faire donner une foule de renseignements sur Saigon, et sur les mœurs annamites. Joseph nous apprit ainsi que son oncle avait des actions dans un grand théâtre chinois et nous offrit de nous y conduire, ce qui fut accepté, pour le premier soir où le service nous permettrait encore de nous trouver réunis.

Il était onze heures ; les margouillats chantaient, les moustiques jouaient de la trompette à nos oreilles; Tair lourd , saturé d'humidité, était parfois traversé par une brise bienfaisante. Nonchalamment étendus sur ces excellents lits de bambou qui sont la seule couche réellement agréable dans les pays chauds , nous écou-

Une expédition au Tonquin, 23

tions, dans une demi-somnolence, le bavardage de notre nouvel ami ; nous avions grand'peine à le maintenir sur le terrain indigène , le seul qui nous intéressât pour le moment, et à Tempêcher de nous parler de la France , de Lyon , de Montgré et de cent choses , dont Texcellent Chinois semblait aimera se souvenir.

A travers les mille bruits qui rendent les nuits des contrées intertropicales presque plus animées, plus vivantes que les jours , nous percevions de temps en temps, assez distinctement, des chants plaintifs et discordants, tantôt très bruyants , tantôt étouffés, accompagnés d'une musique infernale.

— Entendez-vous? dis-je à mon interlocuteur.

Comprenant que ma question demandait une explication : « Oui, me dit-il, j'entends, c'est un enterrement annamite ; nous sommes ici, dans le voisinage de la plaine des tombeaux.

— Nous serions curieux d'assister à cette cérémonie nocturne.

— Impossible. D'abord, pour arriver à l'endroit où se fait ce charivari, nous éprouverions beaucoup de peine , nous serions obligés de faire un assez long circuit, pour gagner soit la route de Cholen qui longe la plaine des tombeaux, soit la route stratégique qui la coupe en diagonale ; peut-être, pourrions-nous aller au but directement, en prenant à travers champs; mais la nuit est noire, nous risquerions de nous embourber dans les rizières , ou de prendre un bain dans un des nombreux petits arroyos qui sillonnent en tous sens le pays ; au surplus, les Annamites seraient fort mécontents de nous voir et interrompraient certaine-

24 Une expédition au Tonquin.

ment leur opération funèbre, dès qu'ils auraient découvert notre présence.

Le raisonnement de Joseph était inattaquable ; il n'y avait pas à insister.

Un peu après minuit, les joueurs 's'étant retirés, on ferma la maison ; nous partîmes et Joseph demeurant en ville nous accompagna.

A cent mètres environ du bacouan,. sur la gauche, à quelques pas de la route, s'élevait une lueur assez vive; derrière des haies de bambou, on voyait des ombres se mouvoir avec une sorte de mystère ; je saisis le bras de Joseph....

— L'enterrement ?... lui dis-je.

— Non, me répondit-il en souriant; et il n'ajouta rien dé plus.

— Que fait-on là? insistai-je.

— Là, dit-il, rien de bon.

— Mais encore.

— Comment, vous ne connaissez pas Magenta ?

'— Non.

— Magenta , c'est le quartier général des filles de joie ; désireriez-vous voir cela de près?

— Pourquoi pas ? L'observateur ne doit-il pas tout voir par ses propres yeux, les beautés comme les verrues ? Ne doit-il pas tout reproduire consciencieusement, en photographe fidèle, pour que le lecteur puisse dire de son œuvre ce que Montaigne disait de ses Essais: Ceci est un livre de bonne foi. Pour étudier l'espèce humaine ne faut-il point, d'ailleurs, empor-

Une expédition au Tonquinj, 2 5

ter parfois un flacon de sels ? Il est telle plaie qu'on doit toucher de la main pour la bien juger ; et le rôle du voyageur n'est, souvent, pas plus agréable que celui du médecin. Du reste, il est minuit passé, nous sommes à trois mille lieues de la Bôve (i) ; qui pourra médire de nous ? Personne. En avant donc !

Il faut d'abord traverser des terrains vagues ; puis, passer un fossé plein d'eau bourbeuse, sur une planche vacillante large à peine de quinze centimètres ; enfin se faufiler à travers des plantations de bambous. Tout à coup, une vieille femme, chiquant le bétel, les cheveux en désordre, les vêtements en lambeaux, espèce de harpie, se dresse devant les promeneurs et semble vouloir leur barrer le passage. Joseph, qui tient la tête de la colonne, glisse dans la main de la mégère quelques sapèques et reçoit en échange un lumignon fumeux, triste flambeau bien digne d'éclairer de sa lueur blafarde un pareil cloaque. Quelques pas encore et l'on tombe au milieu d'un bataillon féminin fort entreprenant. Le plus grand nombre de ces filles d'Eve semblent à peine arrivées à l'adolescence ; quelques-unes, sans être absolument jolies (une Annamite ne saurait l'être pour un Européen), ont je ne sais quoi d'agaçant dans la physionomie. Leur costume léger, laissant deviner des formes marmoréennes, et la singularité du cadre, donnent à ces pécheresses indigènes comme un attrait lascif. Mais une odeur impossible à analyser se dégage de cet essaim de nymphes à la peau de safran. Que l'on se figure pour-

(i) Promenade très fréquentée de Lorient.

a 6 Une expédition au Tonquin.

tant un sachet composé d'huile de coco, de musc, de vinaigre de Bully — bienfait nouveau de la civilisation — et je crois aussi d'un peu d'ail , et l'on pourra peut-être se faire une idée de l'agréable mélange qui vous monte au nez en abordant ces lieux de délices. Aussi nous empressons-nous de rétrograder et de gagner au plus vite des quartiers moins... parfumés , jurant de ne pas recommencer, à l'avenir, de semblables voyages d'exploration.

Page 1