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chose elle-même, il vola le mot, ét tâcha d'en briser et d'en res serrer le sens à la mesure de ses propres limites. Mais la véri” table grâce, avec ses bois sacrés et ses hauts lieux, et ses troupe de jeunes gens et de vierges couronnés de fleurs qui célèbrent: l'amour, la jeunesse et le vin, — la vraie grâce, il la chassa dans,
obscurs d'Italie et de Sicile. Bienheureux ceux qui lui ont donné, asile au temps où elle était honnie ! |
On entend souvent les gens demander quelle serait la nouvelles foi que l’humanité adopterait si l’incroyance en la religion chré* tienne devenait générale. On dirait qu'ils s'attendent à l'appa“ rition de quelque nouveau système théologique ou semi-théo logique qui ne serait, mutatis mutandis, que le christianisme sous une autre forme. Et on reproche souvent à ceux qui soutiennen à que l'élément surnaturel du Christianisme est dépourvu de fon dements, de ne le remplacer par aucun système de leur invention. On leur dit : « Vous savez démolir, mais vous êtes incapables de
celle qu'on a vue chez les premiers chrétiens, comment pourraient: < ‘ ils prêcher ? Certes une nouvelle superstition viendra, mais il est dé toute nécessité que ses apôtres ne soupçonnent en aucuné manière que c'est une superstition, et qu'ils n'aperçoivent pas” plus ce qu'il y aura de commun entre la nouvelle et l’ancienne que les premiers chrétiens n’apercevaient ce qu'il y avait dé commun entre leur foi et le Paganisme. S'ils avaient conscience de cet élément commun, ils seraient paralysés. D'autres disent qu'on peut déjà voir s’éléver de toutes parts le nouvel édifice, ét que la religion de l'avenir sera la Science. Il est certain que ses | apôtres la prêchent sans arrière-pensée, mais il n'en est pas pour
cela moins possible que la science ne se trouve être, après tout, que la superstition de l'avenir : Comme le Christianisme,