LA VIE ET L’HABITUDE
d'une demi-heure environ, la maison est termmée : mais elle est “ d'un modèle très grossier et peu élégant. Or, ici, nous avons \ affaire à un animal d'une organisation plus élevée que l’amibe. Ses moyens sont évidemment au service de ses besoins et y sufhsent ; et nous donnons à son action, eu égard à son uniformité et à son inintelligence, le nom d'imstinctive ». | Ïl nous semble qu'il n’est besoin d'aucun commentaire pour faire’sentir au lecteur que la différence qu'il y a entre la terebella « et l'amibe est une différence de degré et non de nature, et que si l'action de cette dernière est aussi consciente et aussi raisonnable W que celle, par exemple, d'un oiseau qui fait son nid, l’action de # la première doit l'être aussi. I] n'est question que d’un peu plus , . , . ; . . +
ou d’un peu moins d’habileté, mais dans les deux cas il n'est pas douteux qu'il y a habileté et intelligence. En outre, c'est
,. 11: , . À une preuve de plus d'intelligence, chez la terebella, d’avoir su 4 se faire les membres qui lui permettent de travailler, que, chez 4 l'amibe, de travailler sans aucun membre ; et peut-être aussr est-ce une preuve de plus de bon sens, de se contenter d'une maison moins élégante, du moment qu'elle suffit aux besoins ,
ordinaires de ln Mon que la terebella soit plus mtelligente 4
ou moins intelligente que l’amibe, ce qu’elle fait est bien suffisant w pour qu'elle ait droit à ce que nous lui accordions une imtelligence d’un ordre élevé, — et on ne voit pas de motifs solides à la satis- 4 faction que le D Carpenter paraît trouver à nous avoir, peut- 4 on dire, ôté de la bouche le goût du beau travail de l'amibe en nous faisant asstister au travail moins soigné de la terebella, qu'il croit pouvoir traiter d’inintelligent et d’instinctif.
L’impression que j'ai retirée des passages que je viens de citer M est peut-être fausse ; mais je me sens forcé d’avouer qu'ils me
donnent l'impression que j'ai tâchée de commumiquer au lecteur, 4
c'est-à-dire : que l’auteur n'admet qu’à contre-cœur qu'il y at" rien qui ressemble à de l'intelligence et au sentiment de ses propres M besoins chez un être situé à l'extrémité inférieure de la chaîne animale ; et qu'il se sent plus à son aise lorsqu'il en rencontre enfin un qu'il peut nous désigner en nous disant que celui-ci
du moins n'est à coup sûr qu'une créature mmtelligente et pure- ln
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