République, IX, 574 B
après Amphis, poète comique que cite Diogène Lacrce \ après Deoysd'Halicarnasse^ Martial gourmande avec peu de respect
Democritos, Zenonas, inexplicitosque Platonas, Quidquid et hirsutis squalet imaginibus 3.
Il est assez probable, en effet, que Platon devint en vieillissanl d'humeur concentrée plutôt qu'expansive, et que même dans ses heures d'abandon ses disciples trouvaient en lui un maître, non un familier. Sans remonter plus haut dans l'histoire, de nos jours on en a dit autant des Guizot et des Royer- GoUard, lesquels, il est vrai, s'estimaient honorés plus encore qne blessés par cette critique,
Platon s'est entendu ensuite reprocher son amour du luxe et sa vanité. A coup sur nous ne trouvons pas en lui un philosophe de carrefour, se raillant de toutes les distinctions sociales: aux yeux de qui faisait son idéal de Timpudent Diogène ou des allures toutes populaires de Socrate, l'élégance de Platon et des siens ne pouvait manquer d*ètre un objet de scandale. Mais combien de cyniques auxquels le fondateur de TAcadémie était en droit d'appliquer sa réplique mordante à leur chef: « Je voiâ l'orgueil qui perce à travers les trous de ta guenille » ! Que si par vanité on entend la vanité d'auteur, quel intervalle entre la suffisance d'un Cicéron qui redoute sans cesse de ne pas occuper assez l'attention, et leffacement volontaire de Platon reportant à Socrate son maître tout l'honneur de ses découvertes! Ce que ses ennemis ont pris pour une morgue blâmable, n'était-ce pas plutôt dignité de caractère et fierté légitime? Ou bien ce désintéressement si remarquable de l'écrivain ne serait-il qu'un habile artifice destiné à donner le
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