Atoicov, yîXoÎov, x. t. X
3. Elles ont été contestées tout récomment par un critique anglais, yL, Benn, dans son livre intitulé : The gveek philosophers. Teichmiiller soutient que pour composer cette Morale où il entre, dit-il, plus d'érudition que d*expérience personnelle, il suffisait à Aristote de connaître les écrits de ses devanciers, et notamment de Platon, sur les différentes vertus privées et publiques.
mais est-il allé plus loin ? a-t-il cherché à le supplanter dans l'estime et Tadmiralion de ses auditeurs? A-t-il, selon l'expression connue, élevé autel contre autel du vivant même de Platon ? Je ne le crois pas.
Aristoiène rapporte sans doute qu'une tentative de ce genre se produisit ; mais il n'en désigne pas les auteurs : d'autres, moins réservés, Tont mise au compte d'Aristote K Nous avons même sur cet incident une page curieuse d'Ëlien^ que je de* mande la permission de citer :
(( Voici, écrit ce compilateur, quelle fut l'origine du différend qui s'éleva entre Platon et Aristote. Platon n'approuvait ni la manière de vivre d'Aristote ni le soin qu'il prenait de se parer... On voyait de plus sur le visage de ce dernier un certain air moqueur qui, joint à la démangeaison de parler hors de propos, décelait le fond de son caractère... Platon, qui re» marquait ces ridicules, en conçut de Téloignement pour Aristote» et lui préférait Xéuocrate, Speusippe, Amyclas, quelques autres encore qu'il traitait avec toutes sortes d'égards et avec qui il s'entretenait familièrement. Pendant un voyage que Xénocrate était allé faire dans sa patrie, Aristote, accompagné d'une troupe de ses disciples, vint un jour attaquer Platon dans le dessein de le surprendre. Le philosophe avait quatre-vingts ans: par suite de son grand âge, la mémoire commençait à lui manquer et Speusippe, alors malade, n'ctait point auprès de lui. Aristote, profitant de la circonstance, tomba comme dans une embuscade sur le vieillard : il affecta de lui poser des questions embarrassantes qui étaient de véritables objections. L'injustice et l'ingratitude étaient manifestes. Depuis ce jour, Platon s'abstint de toute sortie hors de chez lui : il ne se promena plus
1. Eusèbe, Préparai., évang.» xv, 2 : *Ev fàp t^ nXàvr, xal rj àtcoST](&ca *ApioTO^évT|; 9T)fftv «nav'oraaOai xal àvTOixoSo|i.eiv aÛTco Tivàc TtEptuatov, ^svou; ovTaç. OrovTfti oùx evioi xaOTa irepl 'AptoroTéXou; Xéyeiv aÙTov. Ce point ctail controTersé dès l'antiquité. On lit dans des scolies sur Porphyre : Tlsptica- TTjTixol 5è èXéyovTO... (it) ToXpicovre; èyxaÔéfipo^i; icoiET<rOai rà; avvov<7Îaç IlXâtcovo; Tcepîovtoc* ''AXXoi $é çaaiv 6ti «{^euSéc èori.