Ainsi République, VIII, 547 E — Lois, II, 673 E
4. C'est ainsi que Tacite, spectateur attristé de la décadence romaine, oiTrait comme un modèle à ses contemporains les mœurs et les institutions de la Germanie barbare.
5. Athénée (XI, 506 E) cite une lettre où Speusippo rappelle à Philippe que Platon lui a aidé à usurper le trône : mais quelle est la valeur de celte citation? Nous n'avons aucun témoignage de ce prétendu intérêt que le philosophe portait au roi de Macédoine. Théopompe (Diog. Laërce, III, 40)
surnomme l'intègre Phocion. Dans un récent ouvrage, un critique allemand d'un certain renom ^ considère renseignement de Socrate et de TAcadémie comme le dissolvant le plus actif du vieux patriotisme grec : il s'étonne de trouver parmi les disciples ou les amis de Platon tant de partisans de la Macédoine : oublie-t-il qu'au même cercle appartenaient également Lycurgue, Hypéride, Léon de Byzance et ce Xénocrate qui repoussa avec tant de fierté les présents d'Antipater? Entre un système métaphysique et un parti politique, il peut exister certaines « affinités électives », il est rare qu'il y ait un lien logique indissoluble : de fait, on vit se rencontrer à l'Académie des représentants des opinions les plus opposées ^.
parle au contraire d'un blâme jeté sur Platon par ce monarque ambitieux. Ce qui est certain^ c*est que la façon dont Ârchélaûs est traité dans le Gorgias ne trahit pas un flatteur quand même de la Macédoine.
1. Bernays, Phokion und seine neiteren Beurtheiler, Berlin, 188Î.
2. E. Ei^ger {La littérature grecque, p. 287) en cite on bien curieux exemple. Platon compta à la fois parmi ses disciples Gléarque, un tyran d'Héraclée, et les principaux meurtriers de ce même Gléarque, c'est-à-dire Tambitieux, infidèle aux leçons du maître, et les conspirateurs patriotes qui devaient le châtier de cette infidélité.