‹ La vie et l'œuvre de PlatonChapitre 142 sur 203 · IX · texte numérisé non relu

IX

4. 97 B. Le texte semble indiquer que cette lecture fat faite par Anaxagore en personne.

LA PRODUCTION LlTTÉRAlRIi: AU SIÈCLE DE PÉRICLÈS 357

cédé tout semblable qu'emploie Eschine pour se faire apprécier de ses concitoyens de Mégare *, et de même que Sophocle accusé par ses fils se borne pour toute défense à réciter devant les juges son Œdipe à Colorie^ de même Démocrite, menacé de ne pas être enseveli dans sa patrie pour avoir dissipé inutilement son patrimoine en voyages et en travaux scientifiques, assemble ses compatriotes et leur lit son MÉya; $idbco(;[JLOç, qui est salué par d'unanimes applaudissements ^. Lycon dans son testament distingue avec soin ceux de ses ouvrages qui sont inédits (àvéxSorx) de ceux dont on connatt déjà le texte, ne fût-ce que par une simple lecture (aveyva><r[t£va).

Il n^entre pas dans mon sujet de suivre cette coutume à travers les âges : chacun sait combien elle fut en honneur au milieu des cercles lettrés de la Rome impériale ^ Bornonsnous à tirer de ce qui précède une double conséquence : la première, c'est que pour se pénétrer des doctrines de quelque penseur d'élite, dans la Grèce jusqu'au temps de Platon il n'y avait guère d'autre moyen que de s^attacher à ses pas et de suivre assidûment ses leçons * : la seconde, c'est que les seuls témoins absolument compétents pour nous renseigner sur les théories des anciens philosophes sont leurs disciples ou tout au moins leurs contemporains.

La rareté des copies, qu'il faille l'attribuer au prix relati-

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