‹ La vie et l'œuvre de PlatonChapitre 155 sur 203 · VII · texte numérisé non relu

VII

7. On lit en effet dans le traité de Pliilon Sur les lois spéciales : « Alors abaissant du haut du ciel comme on ferait d'un obsprvatoire Tœil de ma pensée, je contemplai sur la terre les frivoles occupations des hommes. »

8. De doctr. Plat., I, 101 : v 'Aicepsiierpo; et àxaTOv6|ia^o;, ut ait ipse. >j

tion s'applique aux objections analogues que .suggèrent certaines expreôsions des lexiques platoniciens de Didyme et de Timée ^ Lorsque Athénée ^ et Doxopatcr ' mentionnent deux dialogues intitulés Cimon et Thémisioeley le premier visiblement veut parler du Gorgias, et Terreur du second est d'autant plus manifeste que Platon ne pouvait sans un anachronisme inexcusable donner comme interlocuteur à Socrate le héros de Salamine. Diogène Laërce * énumère sans doute des dialogues que nous n'avons plus : mais l'antiquité tout entière en a ignoré l'existence, et il se hâte lui-même de les désigner comme apocryphes. Sur la foi d'un catalogue arabe ^ certains critiques avaient affirmé que Plalon était l'auteur d'un dialogue sous ce titre : Mnésistraie; Rôper a fait justice de cette assertion. Enfin un mythographe du moyen-âge, Léontius *, voulait que Platon eût écrit un Philosophe : mais l'extrait qu'il en donne fait songer immédiatement à une source toute différente, et comme évidemment il se borne à reproduire sans les vérifier des assertions antérieures, nous ne lui ferons pas l'honneur d*une réfutation. ^

Ainsi, tandis que des plus illustres poètes de l'Athènes de Périclès, d'Eschyle, de Sophocle, d'Euripide, d'Aristophane nous ne possédons plus qu'un petit nombre de pièces, même parmi celles qui leur avaient valu des acclamations et des couronnes, Platon a eu celte bonne fortune que son héritage entier a passé à la postérité. Ce fait seul nous donne la mesure de sa célébrité etde son prestige aux divers âges qu'a traversés depuis l'humanité. Il est évident en effet que si dans les années qui suivirent

1. Cf. Hermann, Geschichte der platonischen Philosophie, 55C.

2. XI, 115 : *Ev Tô) Ki(jLci)vt oOfiè ttî; 8iri(jLt(TtoxXé(njc çeffictai xanrjyopîa;.

3. Rhetores grxci^ Walz, II, p. 130 : ''û(ncep o icep\ ©eiiioroicXéoy; Xéyo; 0efjiia"ToxXric èiriYéYP*^f*i nxâtwvi xa\ ô icEpl tcoXiteta; ttoXtTeioc.

4. HT, 62: Mtficov yj 'lîtTtotpoço;, ^ataxe;, XeXiJciv, *E66<Surj, *Eici|jir/{6r,;. — Quant aux poèmes que Platon passait pour avoir composés dans sa jeunesse (Diog. Laërce, III, 4), lui-même sans doute n'en regretterait que bien légèrement la perte.

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