A-B. — Cf. Politique, 2G4 E
des divergences qui ôtent h ce rapprochement presque toute valeur. Qu'étaient d'ailleurs ces Yfiypaa;jLév3tt Siaipecei;? Impossible deles confondre avec les Siaipedei; qu'Aristote * attribue nommément à Platon et qui roulent sur de tout autres considérations.
Quant au Politique, on a cru découvrir une analogie manifeste entre l'une des dichotomies qui y occupent une place si étendue et un texte do la Métaphysique^. Mais ici encore on s'était trop luité. D'autre part, faudra-t-il, parce que l'auteur de ce dialogue établit entre une grande maison et une petite cité un rapprochement^ que blAme Aristote au début de sa Politique, en conclure aussitôt que lui seul peut être ici en cause? Enfin Aristote parlant d'une théorie sur les gouvernements de décadence qui se rapproche beaucoup des vues exposées dans co dialogue, se sert du mot t!; twv TcpoTscov' : comment supposer que par cette vague périphrase il a entendu désigner celui de tous les philosophes <|ui lui était le mieux connu?
Deux passages de la Rhétorique ' semblent être un écho de Y Apologie : la ressemblance de l'argumentation est en réalité très frappante, mais Aristote qui à celte occasion d'ailleurs ne nomme pas plus Platon que le dialogue, a très bien pu s'inspirer ou des souvenirs historiques laissés par Socrate ou des écrits d'un autre de ses nombreux apologistes. Une remarque analogue s'applique au Charmide^ où certains problèmes philosophiques d'une réelle importance (l'idée de relation, le rôle du sens moral, par exemple) se trouvent posés exactement comme ils le sont chez Aristote^
Enfin je crois pouvoir passer sous silence les tentatives faites par quehjues critiques récents, et notamment par Uberweg', pour établir que dans tel ou tel passage Aristote fait allusion soit au Lysis ou au Lâchés, soit au Protagoras ou au Cratyle.