‹ La vie et l'œuvre de PlatonChapitre 173 sur 203 · l'ntersuchun'jen, p. i · texte numérisé non relu

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force nouvelle à la démoastratiou négative qui résultait pour nous de son silence.

En matière de platonisme, Aristote, on le comprend sans peine, est un juge d'une compétence exceptionnelle ot ce serait se faire une étrange illusion que d'espérer trouver parmi ses contemporains un second témoin d^une autorité égale ou même comparable à la sienne. Cependant nous Tavons vu, s'il projette sur certains points déjà ('•vidents par eux-mêmes une nouvelle et éclatante lumière, il lai sse dans Tombre ou du moins n'éclaire que d'une façon insuffisante les parties les plus obscures et les plus controversées de nos recherches. Aussi est-ce avec empressement que nous accueillerions quiconque se présenterait avec des titres sérieux pour combler les lacunes ou corriger le vague de ses dépositions. Mais semblable satisfaction ne nous sera point accordée. Dans l'histoire littéraire, pas de période plus pauvre que le m® et le ir- siècle avant notre ère; la littérature grecque est sur son déclin, comme épuisée par la riche moisson qu'elle vient de produire: la littérature latine est encore dans Tenfance : la philosophie, sans être absolument délaissée, n'est plus cultivée, sauf de très rares exceptions, que par des esprits de second ordre plus jaloux de se créer des voies nouvelles, au risque d'étonner par leurs paradoxes, que de tenir d'une main ferme le drapeau de la tradition. D'ailleurs les écrits de ce temps, presque tous perdus aujourd'hui, ne nous sont connus que par des fragments conservés comme au hasard, et dont le sens véritable, en Tabsence du contexte, n'est pas toujours aisé à définir.

Les exemples suivants en fourniront la preuve.

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