‹ La vie et l'œuvre de PlatonChapitre 23 sur 203 · Ib., IX · texte numérisé non relu

Ib., IX

4. Citons en particulier Joseph de Maistre dans les Soirées d^ Saint-Pétersbourg, 2* entretien.

pocrate^ sur la foi de Galien qui a composé un traité spécial sur les emprunts faits par Platon au mattre illustre do Cos. Sans doute ce dernier chez qui le médecin se doublait d'un psychologue offrait la plus noble alliance des qualités morales et intellectuelles S et les termes dont se sert Platon dans le Pro (agoras^ prouvent que la renommée d'Hippocrate avait eu de son vivant du retentissement jusque dans la grande et savante cité d'Athènes. Mais il n'est nullement établi qu*il y soit jamais venu en personne exercer son art : tout ce que Ton peut affirmer, c'est que Platon a connu ses œuvres et en maintes circonstances a su en tirer un très heureux profit ^

Après avoir ainsi passé sommairement en revue ces influences passagères, et si Ton me permet la comparaison, ces affluents secondaires ^, nous avons hâte de remonter à la source principale d'où a jailli le platonisme : cette source, c'est renseignement de Socrate.

En 408, quand Platon atteignait sa vingtième année, Socrate n'était pas un inconnu dans sa ville natale : depuis longtemps il y exerçait au grand jour, dans les carrefours et sur les places publiques, ce rôle de réformateur populaire qui est resté

1. « Le traité d'Hippocrate Des airs, des eaux et des lieux renferme comme en un germe fécond toutes les idées de l'antiquité et des temps modernes sur la philosophie de Thistoire ». (Daremberg).

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