Âcad,, II, 42 : lli quoque multa a Platone
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foflede Négare, nous ne ^Wiseignenientsépars et bonne heure Euclide a de Socrate à sa famanifesle de sophis-
tique ^.'Rapprochés d'abord par certaines tendances communes, les deux anciens disciples de Socrate ont pris ensuite des routes divergentes, et leur désaccord doctrinal n'a fait que grandir. Aussi bien, tout en s'exprimant avec une visible bienveillance sur le compte de celui dont il avait été autrefois Thôte à Mégare, Platon ne vante nulle part ou son génie ou son système philosophique.
Maintenant M. Riauxa-t-il eu raison de dire que la métaphysique hardie des Éléates contribua spécialement à communiquer à la philosophie platonicienne cette profondeur qui en fait un des grands monuments de Tbistoire? Sans doute la question serait tranchée s'il est vrai que « Platon a absorbé toutes les idées, par suite toute réalité et toute pensée dans l'unité morte et vide des Éléates-» : mais où sont les textes certains et authentiques qui justifient une pareille interprétation ? à qui per- 8uadera-t-on que Platon « s'est enfermé dans Tenceinte glacée du monde abstrait que la raison pure crée avec une stérile puissance; qu'il s'est condamné à vivre avec les pâles abstractions qui peuplent les espaces vides, sans forme et sans lumière, de la pensée intérieure, isolée, séparée de tout ce qui fait la vie et la splendeur de la création ? w
Prévue ou non, la conclusion, nous dit-on, est inévitable : voyez plutôt ces trois dialogues qui s'appellent le Parménide, le Sophiste et le Politique : comment les expliquer si on n'admet pas pas qu'après le Protagoras et V Apologie, mais avant le Banquet et le Phédon^ Platon a été subitement transformé sous le charme de Téléalisme tel qu'il a appris à le connaître à Mégare, au point de ne plus penser, de ne plus écrire qu'à Timitation de Parménide et de Zenon ? Quel autre événement aurait pu l'arracher à ce point à ses admirations et à ses con-
1. Dans sa Vie de Platon (p. 93) Steinhart écrit en parlant d'Euclide : c Selbst seine Hinneigung zu jenen unpraktischen dialektischen Gedankenspielen, die seine Nacbfolger in den Ruf sophistischer Eristik brachten, war dem Platon bei seinem Bcstreben, die sokratischcn Elemenle der Logik za einer kunstvollen Dialectik auszubilden, eben so willkommen als fôrderUcb. »