Métaphysique, XIV, 1091 b
3. Voici un texte choisi entre beaucoup d'autres • « Magi augurantur et divinant : quod genus saplentium et doctorum habebatur in Persis ».
chez les mages de la Perse, soit chez les émules en général fort peu recommandables qu'ils suscitèrent en Occident.
D. V Egypte
Inutile d'insister sur la haute réputation de sagesse que s'étaient acquise les Egyptiens dans l'ancien monde. Bien des siècles avant que la Grèce apparaisse dans Tbistoire, quand le reste de la terre paraît encore plongé dans la barbarie, l'Egypte est en pleine possession non seulement d'une industrie florissante, de monuments magnifiques, œuvres d'un savoir et d'un art consommés, mais encore d'un développement littéraire des plus remarquables. Les joyaux exposés dans les vitrines du Louvre montrent avec quelle perfection on savait y travailler Tor, l'argent et les métaux précieux : en même temps les papyrus des sarcophages et des hypogées attestent que la profession de scribe ou d'écrivain était justement honorée.
En outre s'il est un peuple de l'antiquité que l'érudition moderne ait réussi à arracher à la destruction et à l'oubli, c'est l'Egypte qui a gardé quelque chose de grandiose jusque dans ses ruines ^ Ses palais» ses nécropoles, ses pyramides, ses arts, ses croyances, tout ressuscite sous nos yeux ; chaque jour nous distinguons mieux entre le fétichisme dégradant des classes populaires et les connaissances plus pures, plus élevées qui étaient le privilège de la caste sacerdotale. Deux cents ans avant les merveilleuses découvertes de nos égyptologues modernes, Bossuet en avait eu comme le pressentiment : « Il n'appartenait qu'à l'Egypte, écrit-il, de dresser des monuments pour la postérité... Ce n'était pas néanmoins sur les choses inanimées que l'Egypte travaillait le plus : ses plus nobles travaux et son plus bel art consistaient à former les hommes... L'Egypte a régné
1. L'Egypte, écrivait François Lenormant, est pour nous lo pays que l'on connaît le mieax actuellement dans tous les détails de sa vie et de son organisation, même aux époques les plus reculées — mieux que rAthènos do Périclès, la Rome d'Auguste ou môme la Florence du xv* siècle.
dans le monde par sa civilisation, et cet empire de Pesprit lui parut plus utile et plus glorieux que celui qu'on établit par les armes. »
Toutefois, à le prendre dans son ensemble, ce peuple semble avoir eu plus de penchant aux jouissances du bien-être qu'aux spéculations intellectuelles : il estimait la science, mais surtout à cause de ses résultats pratiques. Sans doute les prêtres étaient en possession d'une doctrine plus haute, mais ils en gardaient le dépôt avec un soin jaloux, bien fait pour lui assurer une mystérieuse inviolabilité : les pensées philosophiques sur la destinée des âmes ne se produisaient au dehors que pour demeurer à l'état d'énigme sur la pierre des tombeaux. Selon Tauteur des Réponses aux orthodoxes, longtemps attribuées à saint Justin, tandis que Tastronomie, la géométrie et l'astrologie passaient dans l'antique Egypte pour des sciences vulgaires *, certaines théories, soustraites sous leur forme hiéroglyphique à la curiosité des profanes, se transmettaient dans les temples au petit nombre de ceux qui en étaient jugés dignes^. Plutarque, dans son curieux traité intitulé Isis et Osiris, parle également d'une philosophie mystique, composée d'emblèmes et d'allégories qui ne laissent apercevoir la vérité qu'à travers un voile épais : mais lui-même proteste contre l'idée exagérée que s'en faisaient autour de lui des esprits trop crédules ^ Que le monothéisme réel ou supposé de Pythagore ait ses racines en Egypte*, que, selon le témoignage d'Hérodote*,
1. Les écrivains grecs les plus différents, tels qu'Isocrate et Aristote, s'accordent à proclamer les proj^rès surprenants des mathématiques chez le peuple qui a construit les pyramides. Si nous en croyons le savant Ide- 1er, les Grecs n'auraient que médiocrement profite à cette école : c Die griechischon Philosophen, die gerade nicht den Talent gehabt zu haben scheinen, sich fremde Idiome und Schriftziige mit Leichtigkeit anzueignen, kônnen auch in der Malhematik nur wenig von den Egyptern gelernt haben ».
2. T({iia 6e tJv Tote irap'aùxoîç pia6rj{iaTa xà UpoyXvçtxà xa).o'j(i£va, xà èv Totç àSuToi; où Toî; ry/oOciv, àXXà xoî; èYxptxoi; napaSeSopiÉva.
3. Amal., XVII : Kattoi uitxdi tiv£; àTrippoiai xa\ àjiuSpal tt|; àXy,06ia; ïvtiai Taîç Aly^itT^wv èv6ie(T7capjiévai pLuOoXoYtaiç, àXXà lo7vr,XàTov Séovxai.
4. C'est ce qu'affirme l'auteur de l'Exhortation aux Grecs (ch. 19) : IluOayipaç aÇia xal auTOÇ xf,? eI; ArYVirxov àT:oEr\[i.iaç itepi èvb; 6eoO çpovôv çaivexai.
5. II, 123 : IIpôiTOi 61 xal xoOfis xoO Xéyou Aly^Tcxio^ elciv ol elicàvxeci <l>c àv-
la Grèce ait puisé à la même source sa croyance à l'immortalité et à la métempsycose, les textes originaux que l'on connaît ou que Ton déchiffre tous les jours se prêtent sans peine à celte double hypothèse. « Prise à son berceau, écrit M. de Vogué^ et avant les mythes subtils qui la défigureront plus tard, la doctrine égyptienne nous présente « le voyage aux terres divines » comme une série d'épreuves, au sortir desquelles s'opèrent l'ascension dans la lumière, c( la manifestation au jour'» et la réunion de la parcelle errante à la substance éternelle ».
Maintenant cherche- t-on un enseignement philosophique proprement dit? En dehors d'assertions purement gratuites ^ ni les affirmations des anciens ni les découvertes si étendues des modernes ne permettent de penser que l'Egypte à aucune époque ait eu un Ânaxagore et un Parménide, moins encore un Platon et un Aristote. Un ensemble raisonné de théories cosmologiques ne se rencontre dans aucun des innombrables monuments de tout genre aujourd'hui connus *. Ainsi soutenir avec Rôth ^ que l'ancienne spéculation grecque est sortie tout entière des croyances égyptiennes, c'est se placer de parti pris en dehors des faits et de l'histoire.
JfSivt èffî-jEtat... To-JT(i) TÛ "khyta eEwiv o\ *EXXr,va)v è;(pr,o-avTo, oi jiàv TrpdTîpov, oX wfepov, wç lùitù lu>u7â)v èôvTi. Notons à ce propos qu'aucune relifçion ancienne n'a proclamé avec plus de force le dogme de la liberté, partant, de la '^ponsabilité humaine soit en ce monde, soit surtout dans le monde à ve-
ï"r. « L'élément essentiel de la vraie religion égyptienne, c'était l'homme fit » destinée... L'Egyptien croyait en Dieu et il croyait également, par la ïi^oe raison, en la persistance de l'àme humaine : être un nouvel Osiris, <îjîninie lui impeccable, comme lui déifié, telle était sa continuelle préoccupation pendant sa vie, son idéal après sa mort... De là le soin extrôme que
wetlaient les moralistes à indiquer aux hommes leurs devoirs » (M. Révilloud).
^- Biiioires orientales.
^' Telle est, on le sait, la traduction littérale du titre que porte le rituel ^bre sous le nom de Livre des morts,
3* Hien de plus vague, par exemple, que cette phrase de Strabon (XVII» ^> ^) : Aê^ovrai Se xal d9Tp6vo(ioi xal çiXdaoçoi (laXio-Ta o\ èvTaOOa Upeîc.
^- C'est ce qui est affirmé dans la thèse récente de M. Amelineau, Le (piOiticisme égyptien, p. 299.
S. GucfUchte umerer abendlândischen Philosophie, I, p. 74 et 228.
Sans doute, Homère nous en donne la preuve, les Grecs ont eu de bonne heure une vague connaissance de l'éclat que jetaient la science et l'industrie sur la terre des Pharaons ^ A une date encore plus lointaine, leurs diverses tribus entretenaient avec l'Egypte des relations assez suivies. Le fait est attesté déjà par les fables grecques et les traditions classiques : Persée, Danaûs, Ménélas, Ganopus, Paris, Hélène sont, au témoignage de Brugsch, autant de noms qui ont les rapports les plus étroits avec la géographie et l'histoire de Tangle nordouest du delta du Nil. Une instructive et vénérable antiquité, voilà ce que les Grecs admiraient dans TEgypte, sans que cependant avant le règne de Psammétique leur religion, leurs rites et leur culture intellectuelle portent des marques irrécusables de cette influence ^. Fiers de la durée tant de fois séculaire de leur race, orgueilleux de leur science, les prêtres de Memphis répondaient aux questions des étrangers avec une assurance et un dogmatisme qui en imposaient à leurs naïfs interlocuteurs. Hérodote en a fait l'expérience, prévenu qu'il était de l'antiquité de toutes choses sur la terre d'Egypte et de leur nouveauté sur le sol hellénique : avec sa promptitude habituelle à accueillir les récits dont on berce ses oreilles, il admet trop aisément que la Grèce a emprunté aux rives du Nil ses fiHes et ses cérémonies ^ : du moins il ne va pas plus loin. Platon malgré Tadmiration réfléchie que lui inspire par certains côtés la civilisation égyptienne, ne laisse pas soupçonner un seul instant qu'il ait puise à cette source tout ou partie de sa dialectique et de sa métaphysique^. Plus tard, sans doute, au commencement de
1. Certains anciens se sont ingéniés à chercher dans les denx épopées d'Homère des traces matérielles du séjour de ce poète en Egypte : nous ne les suivrons pas sur ce terrain.
2. A cet égard les Suppliantes d'Eschyle olTrent un intéressant sujet d'étude.
3. « Le système Ihéogonique de l'Egypte, dit à ce sujet M. Maury, est essentiellement distinct de celui des contrées helléniques et les emprunts que la Grèce a pu faire postérieurement à la mythologie égyptienne ont été très superficiels. » La même thèse est soutenu par Letronne et M. Renan.
4. tt Trotz berilhmter neuerer Versuche bleibt noch immer eine Ânkniipfung der Platonischen wie der griechischen Philosophie ûberhaupt an
Tère chrétienne, Diodore de Sicile se fait l'écho complaisant des prêtres d'Egypte, ne réclamant plus seulement pour leur pays, comme au temps d'Hérodote, l'honneur d'avoir enseigné à la Grèce sa religion, mais prétendant que leurs ancêtres avaient servi de maîtres à tout ce que la Grèce compte de personnages illustres, depuis Orphée et Musée jusqu'à Platon et Démocrite, sans oublier Lycurgue et Solon. Il est vrai qne le texte des Annales sacrées elles autres documents invoqués ou rappelés par l'historien ^ n'en imposent pas à une critique sévère, qui sait jusqu'où allaient alors la supercherie et la crédulité. Enfin, nous ne serons pas surpris de voir l'école d'Alexandrie, fille de TEgypte hellénisée, assigner l'Egypte pour berceau et à la philosophie de Pythagore et à celle de Platon: opinion absurde que les néo-platoniciens ont léguée à plus d'un érudit de la Renaissance K
E. La Judée
Pour achever cette étude, une dernière question reste à traiter. En dehors même de toute foi religieuse, les Israélites, par la pureté et la grandeur de leurs croyances, méritent une place d'honneur parmi les nations de l'antiquité. Or n'auraient-ils , peut-être à leur insu, une part à réclamer dans la renomphilosophique delà Grèce? On comprend tout l'intérêt Qui s'attache à cette recherche, et si la valeur d'une opinion scientifique dépendait du nombre de ceux qui l'ont partagée et du temps pendant lequel elle a prévalu, il n'y aurait pour
^ptenein misliches Wagstûck... Dass ubrigens die Acten ûber den ^Dflnssder âgyptischen Religion ûber die griechische noch lange nicht ge- "chlossen sind, wird man gern anerkennen, doch immer mit dem Gestândniss, ^ Philosophie in den bis jetzt erschlossenen Sciiriftienkmâlern sich "<>«*i Dichl bat zeigen wollen » (Sloinharl. Plato's Leben p. 134 et 310). *• I. 98: *I<rropoOffiv èx twv àva^paçûv tûv êv taî; Upaî; piêXo;;.., uàvtwv 6è wjtkv ffT,|ieîa Ô€txv\5ouatv tûv jwv elx6vaç, tûv lï touwv ^ xaTsaxenaatiâTuv
^ « Platonis esoterica philosophia tota est ex iEgyptia desompta. » (PatritJQB.)
Platon, 1. 1. 8
n4 LA VIE DE l*LATON
ainsi dire aucun doute possible sur cette alliance iatellectuelle entre la Grèce et la Judée. Dans les chapitres qui précèdent, nous étions en face de conjectures plus ou moins spécieuses, auxquelles la rareté des textes et une chronologie encore flottante enlevaient toute base solide. Ici nos pas sont mieux assurés: nous avons affaire à des documents authentiques, dont chacun porte sa date. Le Pentateuque est le plus ancien des livres : les lois de Moïse sont antérieures à celles de Selon et de Lycurgae, et les Psaumes aux hymnes d'Orphée et de Pindare ^
Je laisse de côté, comme ne rentrant qu'indirectement dans mon sujet, l'argument qu'on a tiré parfois de certaines locutions, de certaines formes de pensée, de certaines images communes notamment à Platon et à la Bible. Je ne sache pas que les croyants même les plus convaincus aient jamais soutenu que Tinspiration divine ail pour effet de faire parler à l'homme une langue qui n'ait plus rien d'humain. Pour traduire des conceptions de Tordre le plus élevé, pour parler de l'absolu, de l'infini, les mêmes comparaisons, tirées de ce que le spectacle de la nature a de plus sublime, se présentent comme d'ellesmêmes sous la plume de l'écrivain né poète. Aussi à ceux qui ne savent expliquer les rapprochements dont je parle que par une imitation directe, Yillemain avait raison de répondre : « Dans le silence de Platon sur une telle révélation, quelques rencontres de génie, quelques formes d'imagination ne suffisent pas pour affirmer ce commerce d'intelligence^. »
Il n'en est pas tout à fait de même de ressemblances d'un autre ordre qui touchent au fond des choses et dans lesquelles du premier coup et sans discussion on peut être tenté de voir autre chose que les effets distincts d'une inspiration commune. De ce nombre sont plusieurs maximes de la République et des Lois^ qu'on croirait renouvelées des prescriptions mosaïques^ des tableaux, comme celui du juste persécuté et mis en croix,
i. « Lorsque les Grecs étaient encore des enfants et que leur éloquence bégayait encore, la sagesse des Hébreux avait atteint la perfection. » Balzac, Relation à Ménandre,
2. Essai sur le génie de Pindare et la poésie lyrique, p. 52.
qui rappellent ceux des prophètes, enfin et surtout certaines pages du Thné^ où Ton a cru retrouver des traces manifestes de la création biblique.
Ici encore c*est aux données de Thistoire que nous demanderons la lumière.
Sans doute il serait naturel d'admettre que le culte juif, si fermement spiritualiste et monothéiste, si frappant par les caractères qui lui sont propres, ait attiré Tattention et même excité l'admiration des sages de la Grèce. Mais il faudrait établir tout d*abord que ces derniers ont eu Toccasion de le connaître, et la volonté de l'étudier ; or, c'est précisément celte preuve qui nous manque, car on ne peut appeler de ce nom des assertions que rien ne vient confirmer.
Ainsi Hermippe ^ et Eusèbe après lui ^ affirment que Pythagore a eu communication des livres de Moïse : le Noue d'Ânaxagore, introduisant Tordre et l'harmonie dans le monde, c'est^ dit Gladisch, l'Esprit de Dieu flottant sur le chaos à la première page de la Genèse. Au dernier siècle avant Tère chrétienne, Técole juive d'Alexandrie, dans un intérêt facile à comprendre, n'avait rien négligé pour persuader aux Hellènes d*alors que toute la sagesse grecque dérivait des Écri^ tures : c^était, avant de travailler à la conquête de l'hellénisme, se ménager des intelligences dans le camp ennemi. A la suite d'AristobuIe, Philon fait de vains efforts pour retrouver dans les Livres Saints toute la doctrine des idées de Platon, son maître préféré. Par une étrange confusion d'opinions, le même Philon, dans sa Vie de Moïse, nous représente le grand Hébreu comme l'élève de maîtres appelés à grands frais de la Grèce pour présider à son éducation : assertion d'autant plus surprenante que Philon condamne formellement la littérature hellénique comme remplie de frivolités et de fictions scandaleuses. Plus tard, dans son livre Contre Apion^ Thistorien Josèphe, cédant à l'entraînement de la polémique, reven-
i. V. Joséphe (Contre Apion, l, 22) : Tâ>v 'louSa^oov xal 6paxwv 86^; |i(- |iov(iev<K Tt-cti iicTa^épuv sic ia'UTov (IIuOaY^potc)* S. Préparalion évangélique, YIII, 6, — XIII, 12.
dique pour sa nation le mérite d'avoir instruit la Grèce, et sur la foi de je ne sais quel Cléarque, il va jusqu'à faire d'Aristote un disciple des Juifs. Le précepteur d'Alexandre, ayant pénétré en Palestine à la suite du conquérant, y aurait connu les livres de Salomon d'où il aurait tiré les principaux éléments de sa philosophie.
Chez les premiers Pères de l'Église, c'est une opinion admise à peu près sans conteste que l'initiation des philosophes grecs en général et de Platon en particulier aux révélations de TÂncien Testament ^ Mais en l'absence de tout document positif, ils se bornent à invoquer tour à tour une tradition à laquelle, à tort sans doute, leurs croyances leur paraissaient intéressées. Les uns y voyaient un moyen d'humilier la sagesse grecque, les autres, au contraire, celui de la transformer en une sorte de christianisme anticipé.
Parmi le grand nombre des textes qui s'offrent ici àl'érudil ^, je ne citerai que les plus saillants.
Numénius n'appelait Platon que le Moïse attique ^ : saint Justin ramène à TAncien Testament les vues élevées du philosophe sur la nature de la divinité ^, sur l'origine des choses * et la destinée des âmes ^ ; Théophile d'Antioche ' ne voit dans les croyances des philosophes et des poètes de la Grèce qu'un pâle et faible plagiat de Moïse ; Clémeutd'Âlexandrie fait
4. Terlullien (De Vâme» cb. 2)etLactanc6 sont à peu près seuls à déclarer cette thèse insoutenable.
2. On les trouvera réunis dans Ménage {ad Diog. L. III, C) et Fabricius (Bibl. grœca, III, p. 62 et 148.) — Je passe sous silence les emprunts qu'Homère lui-même était censé avoir faits à la Bible.
3. Mu)U(nr); àTTixt^tov (Clément d'Alexandrie, Stromates» I» 342).
4. Cohort, ad Grxc, 20 et 22 : (IlXaTwv) àTCoÔE^apLsvo;, w; à'o'.xsv, Tr,v r^pX {voç x«\ iJLOvo'J 0eoO Mo-j(7éb); xal tcov aXXtov Kpoçr,Tcr>v OiSa<jxa).:av, r,v èv AiyvTCTw 7ev6(A£vo; ^vvd)... xal ç^hù^n «p£<7Ô2l; to?; Ksp'i Ivô; 6:0j etpT,{jLévoi;.
5. D'après cet apologiste, lorsque Platon dit en parlant des premiers éléments du mondo : Ta; 6' e-rt tojtwv ào/i; avwOsv (-)cb; oîce xal âvcptov ?>; av ixeîvo) 9tXo; t; [Timée, 53 D), c'est à Moïse et aux prophètes qu'il fait allusion.
6. Voir notamment Cohort. ad Grœc, 27 : 'Ev AlyûîiTw xat; twv npo^riTcôv èvTu^wv [jiapTvptai; xa\ ttjv u£p\ tr,; toO <7(o|xaTo; àva^Tadeto; ÔsÇàixevoç 5i6aaxaXJav.