‹ La vie et l'œuvre de PlatonChapitre 61 sur 203 · Philosophie de Platon, I, 43 (l^^ édit · texte numérisé non relu

Philosophie de Platon, I, 43 (l^^ édit

s'évanouir dans les qualités qui la déterminent. L'Idée implique précisément entre le monde intelligible et le monde sensible le rapport logique que les nombres suppriment ^

Ainsi pour résumer cette digression, dont le voyage de Platon en Italie nous a fourni roccasion, Platon ne doit aux Pythagoriciens aucun des traits essentiels de sa philosophie dont Torigine est manifestement ailleurs : toutefois dans les dernières années de sa vie et en particulier dans son enseignement oral, il parait avoir fait à certaines tendances de cette école des concessions, exagérées après lui par ses successeurs. Ce qui n'est pas moins évident, et ce qui explique plus d'une erreur des historiens tant anciens que modernes, c'est que Platon a pour ainsi dire enveloppé les Pythagoriciens dans les plis de sa gloire : sans les rapports qui s'établirent entre eux et l'Académie, il est probable que leur réputation n'eût pas dépassé celle des sept sages ou des premiers philosophes ioniens. Rapproché d'eux par des aspirations communes, Platon a tenté de s'emparer de leur méthode dans l'intérêt de sa propre doctrine': c'en fut assez pour que dans l'antiquité d'abord, et plus tard dans la suite des âges, son nom et le leur aient été inséparablement unis dans les éloges comme dans les critiques de la postérité.

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