L. 17, S. W., VIII
(12) Même anthropomorphisme ; ton identique, à la Hans Sachs; usage constant du diminutif en lein. — V. Herrmann. 37.
(13) Herrm., 36. (Cf. 17.)
lein 1 » sembleraient prouver qu'à ce moment là, Storm a lu Herwegh. On perçoit encore, çà et là, comme une faible résonnance des Lieder de Wilhem Muller, que Storm chantait sur la musique de Schubert 2. Mais c'est Môrike qu'il faut mettre tout de suite après les deux grands modèles, Heine et Eichendorff. Les « Gedichte », tout récemment parus (1838), le « Maler Nolten » (1832) recueillent d'emblée (Storm l'écrira plus tard 3 à leur auteur) l'admiration fanatique du petit cénacle. Ils adoptent bien vite le « sichere Mann 4 » et la « Sommerweste 5 ». Revenu à Husum, Storm compromettra sa réputation auprès de gens sérieux pour leur avoir recommandé le « Nolten » qui le passionnait, lui et ses amis, et où Larkens avant tout était leur homme 6. Ce poète « herbstkrâftig 7 », qui a le fort parfum de l'automne et à qui sans cesse ils suscitent de nouveaux amis, Th. Mommsen l'a joliment célébré dans son sonnet « Eduard Môrike 8 ». Il vante, loin des vagues orgueilleuses qui portent les vaisseaux lourdement chargés, la source modeste et paisible, entourée du vol des libellules, et il respire avec passion la dernière rose d'un riche été poétique éclose dans un vallon de Souabe, sur un lit de mousse. Ses camarades et lui savourent en ce délicieux Epigone des qualités de grâce mêlée à la profondeur, de chaleur tempérée comme par une pudeur du sentiment, — qualités « tout allemandes », que Môrike sait unir à la belle plastique des anciens. Ils goûtent son rythme ému et rapide, les lignes claires de son dessin ; dans l'idylle, où court une délicieuse humour, le réalisme coloré, qui sait, au besoin