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truction, ni avilissement. « Des citoyens penseront toujours qu’on ne peut ni se passer de magistrature, ni en, avoir une qui pourrait se passer d'honneur. »
La détresse actuelle est due surtout à la mauvaise répartition des impôts ; or, les deux ordres ont tout à gagner à procurer le soulagement du peuple : « C’estl’heureuse coalition de la noblesse et du tiers état qui a produit la liberté de l'Angleterre, qui maintient sa constitution‘ ».
Puis il réfute quelques objections : le gouvernement pourrait faire servir les États à l’établissement du despotisme, et cette autre : le régime des États généraux ôterait au Roi le pouvoir souverain pour le transférer à la nation. Craintes chimériques ! L'histoire est là pour nous rassurer : « Nous professons tous que la France a été, est et doit toujours être une monarchie, que l'État est composé du Roi, chef de la nation, et de la nation gouvernée par le Roi... La nation aime cette espèce de gouvernement, le meilleur qu’elle puisse avoir ; elle périrait par la démocratie qui ne convient ni à ses mœurs, ni à la grandeur de son territoire, ni à l'étendue de sa population*. »
En terminant, l’auteur revient à l’idée exprimée au début de sa brochure : le besoin pressant des États généraux, la nécessité de tout sacrifier à l'intérêt commun : « Ge n’est pas comme amis ou comme membres d’une corporation secondaire que vous serez électeurs ; c’est comme Français, comme citoyens, et comme membres de la grande famille qui est la nation * ».
Il sera donc essentiel de faire de bons choix. « La plus grande énergie des sentiments patriotiques, le plus grand éloignement de tout esprit de parti, la plus grande étendue des lumières, la plus grande capacité des talents propres à