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Courrier de Provence, t. IV, n

9, Troisième discours de M. Thourel... (11 novembre). Le 29/3190.

des éléments fournis par la population et les contributions. Avec Mirabeau, il fallait changer et recomposer sans cesse les départements *.

Dans les pays pauvres el peu peuplés, chaque cent vinghième de la population totale correspondrait à une étendue immense. Au lieu que la surface de trois cent vingt-quatre lieues carrées n'a pas été choisie au hasard : elle permet aux citoyens d'être à portée du centre des affaires et aux corps administratifs d’être occupés sans être surchargés. Voilà ce qui justifie le nombre de quatrevingts départements. « Cependant, ajoute-t-il (et cette concession à son prix), le nombre de quatre-vingts n’est pas si absolu qu'on ne le puisse réduire ou augmenter de quelques-uns, sr les observations faites par MM. les députés sur le vu de la carte en établissent la convenance *. »

En supprimant les districts, dit-on, les ‘degrés d’élection seront réduits à deux. On parviendra au même résultat en envoyant les députés de l’assemblée primaire à l’assemblée de département?.

Dans l'ordre administratif, on prétend rapprocher davantage les hommes de leurs administrateurs. Seront-ils plus près d'eux avec cent vingt départements ou sept cent vingt communes ? II y a mieux : on verrait dans le plan de Mirabéau des administrations bornées, si le district est peuplé, à une ville et quelques villages; ce serait un établissement dérisoire *.

Mirabeau prétend encore affaiblir davantage l'esprit de province. Non, puisqu'il en respecte presque religieusement les frontières. « D'ailleurs, ajoute Thouret, si les divisions administratives doivent rompre un jour l'esprit de province, cet elfet sera suffisamment opéré par le tra-

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