Rapport de Bureaux de Pusy (Procès-verbal, 8 juin
4. Procès-verbal, 45 février. Remarquons que Assemblée n’entendait pas tracer des limites immuables. « Ils (les corps administratifs) feront, de concert entre eux, toutes les rectifications dont leurs limites respectives se trouveront susceptibles, pour concilier l'intérêt particulier avec le bien général ; et, s'il arrivait qu'ils ne pussent pas s'accorder sur quelques-unes,
l'Assemblée nationale les règlera sur des mémoires qu’ils lui feront parvenir. » (Instruction du 8 janvier, art. 4vr.)
tage égal, fraternel... et jamais celle d'un déchirement ou d’une dislocation du corps politique, et que par conséquent les anciennes limites de provinces devaient être respectées toutes les fois qu'il n'y aurait pas utilité réelle ou nécessité absolue de les détruire ».
Reconnaissons-le toutefois : quelques tempéraments que le Comité ait eru devoir admettre dans le détail de ses opérations, son intention n'est pas douteuse : il a voulu, au moyen d’une division nouvelle, réaliser lumité nationale et faire de la France « un grand Tout » suivant la forte expression de Sieyès. L'Assemblée, au mois d'août 1791 le proclamera en inscrivant en tête du livre F1 de la Constitution eette simple phrase : « Le royaume est un et indivisible : son territoire est divisé en quatre-vingt trois départements, chaque département en districts, chaque distriet en cantons. *? »
1. Le jugement de Rabaut est à retenir : « Après trois mois du trawail le plus étonnant et le plus pénible, la division fut achevée. Ainsi l'on put dire qu'il n y avait plus de provinces : ce mot même a disparu de motre langue. Ainsi le royaume fut un, et la crainte des républiques fédératives fut dissipée. » (Précis de l'histoire de la Révolulion francaise, p. 160.)