‹ La vie et l'œuvre d'un constituantChapitre 182 sur 234 · ES · texte numérisé non relu

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criminelle et l'institution du jury’ ». Toutefois, ce n’est pas lui, mais Thouret qui fut chargé de le soutenir à la tribune *

Le plan du Comité était, suivant l'infatigable rapporteur, le ftuit de quatre mois de recherches. « Toutes les objections faites à la tribune ont été prévues, débattues, ana- 1ysées dans nos séances particulières: » Le Comité avait même étudié ce qui se passait en Angleterre, et conversé avec un des premiers hommes de loi et un des ofliciers de justice d'outre-Manche venus à Paris.

Le jury, d’après Thouret, n'est pas toute la justice criminelle. Celle-ci doit être précédée de la police de sûreté. Elle devra remplir deux conditions : 1° être très. expéditive, très énergique et même sévère ; 2° former une institution très distincte de la justice, et être exercée par des fonctionnaires particuliers : plus un pays est libre, plus il est nécessaire que la police y ait une grande et puissante activité. « Celui qui, dans un pays libre, viole les lois émanées de la volonté générale, est bien autrement coupable que celui qui, dans une terre asservie, désobéit aux édits d’un despote. » Il termine en demandant de mettre aux voix cette proposition : que l'Assemblée va s'occuper immédiatement de l’organisation de la police. ,

Ce discours n’est guère qu'un sommaire allongé de quelques considérations générales. Or, le plan du Comité, qui consistait à confier dans chaque canton la police de sûreté au Juge de paix (c'était un emprunt fait à l’Angleterre) ainsi qu'à un certain nombre d'officiers de gendarmerle, ce plan avait été vivement attaqué par Pétion et par Robespierre. Thouret reprit ses idées premières en leur donnant de plus amples développements?

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