Expilly évaluait sa population à 65.588 personnes
2. C'était dans ces faubourgs, principalement au faubourg Saint-Sever, sur la rive gauche, que se trouvaient les plus importantes manufactures.
3. Descriplion de la France, V,16 (édition 1718). Cf. Servin : Histoire de la ville de Rouen (1715), 2 volumes in-8o.
Dumoulin. Géographie de la France, contient en outre un plan de Rouen. (L. 8-7, 1764). ‘
de Notre-Dame et de Saint-Ouen. Rouen, par sa beauté, méritait encore l'éloge que Pasquier lui décernait en latin : « Autant la France est fière de Paris, autant la fameuse Normandie est fière de sa ville de Rouen ».
. Gallia quantumovis Parisina gaudeat urbe, Tantim clara suo qaudet Neustria Rotomago".
Bes bords de la Seine étaient, chose singulière, encore séparés de la ville même par un mur d'enceinte percé de portes. En amont du vieux Palais, sorte de Bastille normande, moitié forteresse, moitié prison, s’amarraient les grands voiliers qui emportaient vers Cadix ou Lisbonne les produits de l’industrie locale, fleurets-blancards et rouenneries, destinés aux Indes, et ceux qui apportaient.le coton, source de sa nouvelle richesse *. Un élégant édifice, le Palais des Consuls, servaitau rendez-vous des négociants et des armateurs, riches capitalistes en relations avec les principales places de l’Europe et qui étaient les maîtres de la municipalité.
La ville basse, vraie ruche bourdonnante, avec ses marchés et ses halles, ses entrepôts et ses boutiques, était le siège du gros et du petit commerce. Quantité de métiers y étaient représentés, dont quelques-uns commençaient à décliner, Les maîtres y logeaient volontiers, mais les artisans s’entassaient plutôt dans les ruelles obscures et humides du quartier Martainville, quartier de misère. C'était une population * remuante, pour peu que le blé fût