Procès-verbal; p
chaque année par le Roï pour occuper et faire vivre les pauvres pendant l'hiver. On les employait à des travaux d'utilité publique ; aussi les villes, les paroisses, les grands propriétaires sollicitaient volontiers ces ateliers de charité, offrant même, pour les obtenir, des contributions volontaires. Thouret préconise des règles fixes et nvariables, de facon à écarter l'arbitraire. Ces ateliers sont établis dans le voisinage des villes ou villages désolés par une calamité. Ils sonttoujours appliqués à des objets d’utilité publique. Ne pourrait-on pas les employer à la confection des chemins vicinaux ?
Ici, le rapporteur mentionne l'exemple donné dans la haute Guyenne et le Berry. Le clergé et la noblesse ont offert spontanément de contribuer aux dépenses des routes. « Est-ce que ces deux ordres, qui ne le cèdent en Normandie à ceux d'aucune autre province en lumières, en justice, en générosité, ne trouveront pas dans l’administration proposée des ateliers de charité le plus digne motif d'exercer leurs vertus patriotiques ? »
« Enfin, le travail sera payé à la journée, non à la tâche, puisqu'il s’agit de procurer du pain aux malheureux qui en manquent. Niles vieillards, niles enfants, niles femmes ne seront exclus. Tous doivent recevoir également le salaire commun, puisque tous en ont besoin pour vivre‘. »
IT. — Erar pu coMMERCE
Nous passerons rapidement sur le rapport concernant ‘état du commerce, si intéressant qu’il soit pour l’histoire économique de la Normandie à la veille de la Révolution,
-car il est infiniment probable que Thouret n’a fait que suivre ici un travail présenté déjà à la Commission par son collègue Le Couteulx de Canteleu*.
À. Procès-verbal, p. 51-52.