LS
ex
deniers seraient versés aux adjudicataires des travaux !, el non aux receveurs.
Le croira-t-on? cette querelle entre le ministère et les cours, querelle dont la Commission était la victime, se prolongea plusieurs mois encore. En vain le pouvoir se décidait à expédier des lettres patentes” dans lespoir qu'elles seraient mieux obéies que des arrêts du Conseil : le Parlement et la Cour des aides refusaient de s’y soumettre. Le dernier mot resta au Conseil du Roi qui, par un arrêt du 8 juillet, cassait les arrêts successifs de la Cour des comptes et du Parlement.
Il était temps d’en finir : six jours plus tard, le peuple de Paris prenait la Bastille; le Conseil avait désormais d'autres soucis que de mettre un Parlement de province à la raison.
Thouret n'était plus alors procureur-syndic de l'Assemblée provinciale. Il avait rempli sa tâche jusqu’au bout, puisqu'il figure encore à la séance du 25 avril 1789. A ne considérer que les résultats obtenus, il n’avait pas lieu d’être satisfait. Il avait assisté à la faillite des espérances qu’il annonçait avec tant de confiance au début de la session. Aucune des réformes fiscales, préparées avec tant de soin par l’Assemblée etla Commission, n’avait pu être réalisée. Le recouvrement de l'impôt compromis, les travaux publics restés en suspens, bref l'anarchie administrative, voilà ce qu'il laissait derrière lui au printemps de 1789. Mais cet échec ne saurait être imputé à Thouret ni à ses
1. Arrêt du 25 novembre (voir Rapport de la Commission intermédiaire, p- 23). ,