LES DOMICIV:S DE THOURET
A Pont-VÉvéque^ le père de Thouret habitait une maison sise faubourg Nival, aujourd'hui rue Nival. C'est là que, selon toute vraisemblance, naquit son fils ^ Il y passa sa jeunesse. Peut-être même à son retour de Caen, et avant son départ pour Rouen, eut-ii son cabinet d'avocat dans la maison paternelle. Celle-ci fut vendue le 8 avril 1791 par l'ancien notaire et ses trois fils à Pierre- François Corneille, bourgeois de Pont-l'Évêque. Elle fut reconstruite au commencement du xix® siècle par le nouvel acquéreur^. Sur la façade la Société d'agriculture, du commerce, industrie, arts et belles-lettres de Pont<rÉvêque fit poser une plaque commémorative le 15 juillet 1850.
A Caen, Thouret, étudiant en droit, logeait parvis Saint-Pierre^.
A Rouen^ il habitait, à partir de 1778, dans le passage de la Ronde S entre la rue du Gros-Horloge et la rue aux Juifs, une partie d'un immeuble dépendant de l'hôtel de ville. Suivant de la Quérière, ce serait le numéro 18 de la rue Thouret'. « La grande porte cochère est, dit-il, accompagnée de deux colonnes de l'ordre de Pœslum. »
On* possède encore Tétat des lieux signé par l'échevin Le Bourgeois de Belleville, le 27 octobre 1778. Quelques années plus tard, devenu marié et père de famille, Thouret se trouva trop à l'étroit. Il demanda alors à la ville de lui consentir un nouveau bail pour
1. M. Le Court {Les ancêtres des trois Thouret, p. 9) n'est pas bien aflirniaLif sur ce point. Sur un plan de 1738 la maison est portée comme appartenant à M. G. Thouret (t^tV/., p. 16, n« 1).