‹ La vie et l'œuvre de Jean-Baptiste BiotChapitre 7 sur 12 · LT · texte numérisé non relu

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ES était conjuré pour les détruire, qu’elles étaient proscrites, persécutées, et que, au milieu de cette persécution même, elles tiraient encore de leur propre sein le salut de la patrie. » Biot conclut d’ailleurs avec l’optimisme du siècle précédent que « ces événements mémorables ont prouvé aux races futures qu'il n’est point de tyrannie assez pesante pour replonger l'esprit humain dans les abîmes de l'ignorance dont il est sorti pour toujours ». Dans maint passage de l’Æssai apparaît l'influence des idées de Laplace. Biot, comme Laplace, avait ce culte élevé de la Science, dont on trouve l’expression à la fin de l'Æ£xposition du Système du monde : « L’astronomie par la dignité de son objet et par la perfection de ses théories, écrivait Laplace, est le plus beau monument de l’esprit humain... Conservons avec soin, augmentons le dépôt de ces hautes connaissances, les délices des êtres pensants. Elles ont rendu d'importants services à la Navigation et à la Géographie; mais leur plus grand bienfait est d’avoir dissipé les craintes produites par les phénomènes célestes, et détruit les erreurs nées de l’ignorance de nos vrais rapports avec la nature, erreurs et craintes qui renaîtraient promptement, si le flambeau des sciences venait à s’éteindre. » Sur plus d’un point les idées philosophiques de Biot se modifièrent avec les années, mais il conserva jusqu’au dernier

jour de sa longue vie l’amour ardent et désintéressé de la science.

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