‹ La vie et l'œuvre de Jean BologneChapitre 34 sur 103 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

FLORENCE

PREMIÈRE SECTION. — Mo'iumciits projaiics

g ], LE MERCURE VOLANT

Avant 1574'. — Statue de bronze; hauteur ; i mitre 75 centimètres.

La tête de Borée, les joues enflées do vent, sert de socle à la statue. Mercure ne pose que sur un souffle, qu'il touche -i peine de lextréraiié de son pied gauche; il prend son vol, il s'élance, coifTé du pétase ailé; du doigt il montre le ciel ; son autre bras est doucement replié, et sa main porte le caducée. « Que ceux qui veulent le voir se Mtent, dit Dupaty; le voilà qui s'envole; il est en l'air. On sent qu'il monte! Quelle légèreté, quelle suavité dans les formes, quelle grâce, quelle finesse dans l'expression = I »

L'antiquité n'a rien créé de plus hardi. « Cette pose, s'écrie Cicognara, est tout à fait charmante — o/iremoi/o ^enii'/e. — Le dessin est correct; peut-être les formes ne sont pas celles que les Grecs auraient données à une divinité, mais il ne nous en semble pas moins qu'on doit classer cette œuvre parmi les plus belles productions de l'art en Italie sur la fin du xvi' siècle'. » Vasan avait cité le Mercure volant comme une chose assurément des plus rares : — cosa che i cerlo rarmima. — Et il ajoute qu'il était destiné à l'empereur Maximilien. Que telle ait été l'intention du grand-duc, nous ne le nions pas ; mais, dans la correspondance, consultée avec un soin minutieux par M. Foucques, on ne découvre aucune trace de cet envoi.

1. 1574 est la date de la mort de Vasari ; or Vasari parle de la statue du Mercure.

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