‹ La vie et l'œuvre de Jean BologneChapitre 75 sur 103 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

11 élève à Bologne et aux Boboli de Florence les deux fontaines monumentales du Neplune et de l'Océan.

Il érige sur la place de la Seigneurie, à Florence, la statue colossale de Cosrne une des trois plus belles statues équestres de l'Italie moderne.

Sous sa direction et d'après ses dessins, s'exécutent les trois portes de brony^e de la cathédrale de Pise, qui ne sont surpassées que par les portes de Ghiberti.

Architecte et sculpteur, il construit et décore la chapelle Salviati à Saint- Marc, la chapelle del Soccorso à l'Annunzïata.

Ses bas-reliefs sont autant de tableaux, aussi remarquables par leur ordonnance que par leurs heureux détails.

La beauté de ses nombreux crucifix a excité l'admiration universelle, et la justifie.

Il a dû une grande part de sa popularité à ses Véniis^ à ses Baigneuses, il ses petits bronzes, où il s'est montré si ingénieux et si gracieux.

Dans les travaux si délicats de l'orfèvrerie d'art, il a rivalisé avec Bcnvenuto Cellini.

Veut-on porter sur Jean Bologne un dernier jugement ?

Simone Fortuna a dit de l'homme : « C'est bien la meilleure créature qui se puisse rencontrer. »

Quant à l'artiste, notre éminent et savant sculpteur, M. Guillaume, l'a apprécié d'un mot : « C'est un maîtrCj nous a-t-il dit, et un maître qui possède tous les secrets de son art. »

APPENDICES

APPENDICE A (p. 29)

LETTRE DE CATHERINE DE MÉDICIS AU PRINCE FRANÇOIS {Arc/i. mcd. Carteggio di Francia, numerazione II, filza i).

Fontaiiiebler.il, 25 mars 15C7.

Mon Cousin,

Pour ce que je désire singulièrement que la statue que je faiz faire a Rome soit achevée, et mise en telle perfection qu'elle puisse correspondre à l'excellence d'ung cheval qui est jà fait pour servir à cest œuvre, je vous prye vouloir pour quelque temps Hcentier et bailler congié à ung nommé Jehan BouUongne, sculpteur, qui est à votre service, pour s'en aller à Rome, besongner et mettre la main ù ce que dessus, suivant ce que luy dira et fera entendre de ma part le sieur Hanniba! Rucelay, auquel j'escriptz bien particulièrement pour cest effet : et, m'aseurant que en ce vous serez contant de me gratiffier, je ne vous feray la présente plus longue, si nest pour prier Dieu, mon cousin, qu'il vous ait en sa très sainte et digne garde. Escript à Fontainebleau, le XXV'^ jour de mars ijôy.

De !a nniin de son secrétaire ; puis de sa propre main :

Je VOUS prie, mon cousin, de me refeuser de comender au dist Jean Bolognese de aler a Rome pour fayre la stateue du Roy mou Signeur, et cet vous me faystes cet plesir je mètre

APPENDICES

pouine de le reconestre corne eun de plus grent que pour cet heure je puise resevoyr, et, m'aseurent que ne me refeusercs, ne vous en fayre plus long diseurs.

Votre bonne cousine,

Caterine.

APPENDICE B (p. )2)

JEAN BOLOGNE AU PRINCE i-RANÇOlS (An-Ji. mcd. Carteggio di Cosimo e Francesco; filza 211).

Scravczza, 34 mai 1569.

Illustrissimo signore, Principe, Patronc mlo..

So que a V. K. 1. piacchi pieoù et fatti que parolla; per qesto io aspettati slno a la preuzenti a cscrire queste duo verso per farli intendere que io sono a fina délie facendo. cio è el tanti que lie m'a comeso. Ogio avenne conduti el marmï per la Fiorense de Vostro E. I. a Marina. Pasando per Seravese el popolo se et resentito con grandissime alegresse, cridando ; Palle ! Palle l remore di campana, arquebouse, tronbon, cornemouse. Et grando cspaso a vedere balare omo vece et dona, per la gran satïsfasion que ano avouto a vedere la prima figoura di marmi bianco ocire di quel monto del Haltissimo ; e ano fato tanto el gran cridara Palle ! que per me crede que l'averano sentita sino Cararra.

Et se io sono cstati pïeoù que la ragïoni in questo monto, V. E. I. mavera per escousatti Tout cave dove non se mai exercitato, nel principe si va de ladifigouUa; et encora avenne avoutto cative tempo, cio è aqua asai, que si a iticrotto le lacendo. Domano, se sara possibile si carguera la figoura ; et le 4 pecete di marmi bianco sono cavatti et esbosatti, e fra 2 ou 3 di scrano a Marina. In soma, se sera posible, volio vedera el tout in mare avoto partirmi. La tasse de Micio, in 3 ou 4 di sera finito desbosaro, et son cavati le pietro de Micio que vano ne lad. fonta.

In soma el barbon se e portato bene in queste pocquo iorno que io da estaro qua. Se V. E. I- avese besonio daliro coso di questo arto, mi sera favo di Hirme intcndro, perque io vorie potere endevinare a servirle, perque el pocquo que io so di questo arto, le o estudiato al le spese di V. E. 1. Pregando Idïo vi conservi.

Di Seravese, scritto a la filosofo a di 2^ di magio 1 J69.

Di V. E. I.

Servi tor

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BOLONGXA.

APPENDICES

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