‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 101 sur 343 · Cf. l\cp., VII, 518 B · texte numérisé non relu

Cf. l\cp., VII, 518 B

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LA VI K DE 1' LA TON

qu'il faut réveiller, c'est un spectacle oubli»* sur lequel il faut rameuer nos veux. Voilà la véritiible initiation dialectiiiue, faute (le laquelle les plus belles théories courent ris([ue de demeurer incomprises : |)our [>orter des frnits les leçons du philosophe, à [)lns forte raison ses ouvrai^es, doivent s'adresser à uu auditoire [)réalabl<'inent éclairé. Parmi les trai(('s (pii font la gloire dAristote, en est-il beaucou[) (pii sauf pour des dialecticiens de profession, puissent être lus utilement en l'absence de tout commentaire '! et si vraiment nous les possédons dans leur rédaction défini! ive, s'ils n'étaient pas destinés à subir une révision ultérieure, n'est-il j)as visible qu'en les composant le Stagirite n'a [)ensé ({u'à ses élèves et aux exigences quotidiennes de son enseignement ^ ?

Evidemment Platon n'a pas eu (h^s vues aussi spéciales : si conformément aux déclarations du Phèdre, il a cherché ses premiers lecteurs dans le cercle familier de ses auditeurs -, la distinction ({u'il mar([ue en toute circonstance entre les donné'es de l'opinion et celles de la science, l'art achevé avec le({uel il encadre les discussions les plus profondes dans des scènes tirées ou imitées de la vie n'elle, la longuenr inattendue de certains développements, le charme et Tillusion répandus à dessein sur l'ensemble, tout nous montre ([uil comptait sur quelques-uns au moins de ses dialogues pour gagner des adeptes à la philosophie en dehors même des rangs de ceux qui faisaient profession d'être ses disciples. En prenant la plume Platon manifestement songeait à la postérité : autrement il n'eut pas travaillé ses écrits avec ce soin qu'atteste la tradition et (jui le place au prenuer rang des modèles dans l'art d'écrire. Nous n'insisterons pas davantage sur un point auquel notre second volume nous fournira l'occasion de revenir.

1. Voir notanimont le \'^' livre de hi Mt'ln}>/n/sirjue et la première moitié du XII". La question a été discutée par E. Zellor dans un article spécial : Uber dm Ziisaminenhanfi (hv plalonisctieti inul (u-istoteliscfien Schriflcn mil drr perslJ/i lichen Lplirth'id'jkcil i/urr Verfasser. {Hermès, XI, 84.)

2. Galien faisant allusion à certains passages des dialogues où le raisonnement est à peine esquissé, écrit : ^Ljvr/Js: toto'.oCto -y.yo; x(o çt^oTo^fo xai

PLATON A L'AGADLMIL

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Il en est de même d'une question bien autrement importante, et (jue Ion s'attend p<'ut-être à voir traitée ici. Xous venons d'étudier par le dehors, si l'on peut ainsi parler, et dans son organisation ext('rieure renseignement donné à l'Académie : mais (ni'était au fond cet enseiij:nement :^ Ouelles tln'ories, (pielles discussions psychologiques, morales, scientifi- ({ues y défrayaient les entretiens habituels du maître et des élèves ■! One pensaif de la divinité, de l'homme et du monde ce philosojdie si avide d'attirer auprès de lui l'i'lite des jeunes générations / D'un mot, en quoi consiste le platonisme 1

De telles recherches ne sont pas de celles auxquelles on peut toucher en })assant et (ju'il est loisible d'aborder et de terminer en quelques pages : ce ({u'elles exigent, ce n'est rien moins qu'un volume entier, dont ce n'est point ici biplace. Toutefois il v a lieu, ce nous semble de résoudre dès maintetenantune (juestion incidente d'un intérêt tout spécial, et d'ailleurs rattachée à ce (jui i)récède [)ar un lien des plus étroits.

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