Annales, XV
2. Voir Diogène Laërce, II, 8 ; Elien, II, d8 ; Athénée, X, 14. On peut remarquer que l'auteur, quel qu'il soit, de la trente-deuxième lettre socratique (quarante-unième dans l'édiUon d'Orelli), censée adressée par Sneusippe a Xenocrate. se fait l'écho d'une tradition entièrement sympathique a Platon : Tûv (ièv Yocp i,- yi^^vf,<,x;. lôv Sj 6>i eiepylTr.ç i-„zfieltX-(,- xotvii ôè Ttpb: aîtavTa; OsoO ta^cv eî/ev. ' '
L\ VIE DE PLATON
marquants d'entre ses contemporains? A la seule condition de recueillir patiemment et d'interpréter habilement les données, trop rares à notre gré, de l'histoire, il nous a paru que son biographe pouvait et devait aller plus loin : voilà ce qui nous a engagé à étudier dans autant de chapitres distincts les rapports de Platon avec Xénophon, autrefois son condisciple dans l'eiMniirage de Socrate, avec Aristophane, le grand poète comique, le Molière et le Gavarni de l'Athènes d'alors, avec Isocrate, fondateur d'une école de rhétorique dont l'éclat égala et surpassa peul-rtre celui de l'Académie, avec Aristote enfin, son élève d'abord et plus tard son rival de gloire aux yeux de la postérité.