‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 13 sur 343 · Cf. Plutar.|ue, Qiurst. Conv., YIIT · texte numérisé non relu

Cf. Plutar.|ue, Qiurst. Conv., YIIT

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àvopo: Y£ Ovr,To-j 7:aT; k'txasvat, àXXà OsoTo.

et Apulée : f( Sunt qui Platoneui augustiori prosatuconceptum dicunt, quum qu:.'dani ApoUinis figuratio Pcrictionoî se miscuisset. » Je n'ai pas à disenter ici l'interprétation injurieuse donnée par Brucker et G'Hnbîs-Dounous à ce qu'ils considéraient comme une plate ineptie. — Saint Jérôme (adv. Juvln., T) cite à son tour cette tradition : « Nec sapientiie principeui fcrunt nisi df» partu virginis editum. »

PLATON JUSQU'A LA .MuKT DE SOCRATE

qu'il s'agit d'un métaphysicien) que l'espèce de culte dont Platon fut l'objet dans les siècles suivants. Observons toutefois combien ici encore le gt'nie grec a été heureusement inspiré : le dieu de l'enthousiasme poétique, de l'harmonie, de la pureté morale, celui-là même ({ui avait déclaré Socrate le plus sage des (îrecs, méritait bien de présider aux destinées d'un philoso[)!ietelque Platon. C'est Apollonqui l'a engendré ^ : Platon vient au monde et il le (piittera le jour même où l'on fête ce (lieu : après sa naissance, pendant (|ue ses parents offrent un sacrifice à Apollon sur l'IIy mette, des abeilles viennent déposer leur miel sur ses lèvres -. Dans la suite certaines ('[)itaphes le désigneront comme fils d'Apollon.

Une autre tradition bien dillérente, (]uoi([ue imn moins singulière, nous le représente, au mépris de toutes les vraisemblances, comme aux prises dans sa jeunesse avec les privations de la pauvretés Ici encore il s'agissait d'honorer sa mémoire, à une ('poque où le détaehement des biens terrestres faisait partie int('grante de la dignité du {)hilosophe. Les témoignages contraires sont nombreux. Sa famille appartenait à l'aristocratie athénienne, dont les révolutions populaires avaient amoindri rinduence, non détruit les richesses. Platon lui-même se donne dans V Apologie de Socrate comme une caution solvable : ses voyages, le prix élevé auquel il paya, dit-on, certains traités pythagoriciep.s, sa manière de vivre et enfin son testament prouvent (pf i! disposait d'une assez notable fortune, et ces diverses considérations ne sont pas seules à faire croire qu'il

1. C'est sous la même image gracieuse, empruntée à un vers célèbre d'IIomére [Iliade, J, 240) que la lég<>nde traduit l'accueil enthousiaste fait au\ poésies inspirées de Pindare (Elien, XII, 45). —Cf. Yalère Maxime (I, 0) : « Apes P]at(^nis solidai et aîternic folicitatis indices extiterunt, dormientis in cunis parvuli labellis mel inserendo. Qua re audita, prodigiorum interprètes singularem eloquii suavitatem ore ejus emanaturarn dixcrunt. » La même réllexion so lit déjà dans Cicéron (De divin., I, 78).

2. Aulu-Gelle, m, 17, — Apulée, 4, — Plut irijue, Solon, t, — Klicn, III, 27, — Suidas, etc.

3. 58 P., £YY'jr,Tr|: à|'.ô/pa.):. Diogène Laërce nous dit (111, :\ : iy/jyf^yr^Giv 'AOriVr.aiv) que Platon fut c/iorèf/e : or les riches seuls pouvaient su^iporter les frais d'une chorégie. Cf. Plut., Dion, 17, Aristide, 1.

LA VIE !)K PLATON

j()Lii?s;iit l;ii'i;oiiieiiL de Ces avantages extcj'ieurs, (jue so!i successeur xVi'islote plaçait au nombre des éléments nécessaires de la ;AcY7,).o'y'j/L7..

Un aimerait pouvoir décrire avec quel(|ue précision la physiononue et l'attitude extérieure du {)!iilo>opl)e : mais sur ce point les textes anciens ne nous appdrient (jue des indications éparses et de peu de valeur. Diogène Larrce nous a conservé sans doute deux vers d'un conteuiporain ', mais il s'agit d'u.i poète comi([ue très porté à railler maîtres et leçons chaifue Fois qu'il [larle de rAcadénn'c. [.es monuments iconographiques nous laissent dans le même end)arras. Avaiiî Alexandre les hustcs et portraits d'après nature des Grecs même les plus éminents ne sont que des excepîions : la démocratie athénienne souH'rait difficilement cet honneur rendu à de sim[)les [.particuliers, l'ius tard les mœurs changèri'Ut, et les statues des grands hommes devinrent rornement préféré des [iorti(pies pu!)li(^s et des bibliothèques privées'. Mais ([ui dirigeait alors le ciseau de Tartiste? une tradition nécessairemjnt vague et inconq>hHe, (pii dans les détails tout au moins laissait une large p)lace à l'inspiration })ersonnelle '\

Dans nos musées modernes plus d'un buste portant le nom de Platon attire l'attention des visiteurs et a même provofiué des exclamations admiralives (ju'on voudrait savoir mieux justifiées. Au premier rang se place une tète de bronze [)lacée dans

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