L\ PRODUCTION LITTERAIRE AU SIÈCLE DE PERICLÈS
commence à être en honneur, et le ])oète Euripide n'est pas seul de son temps à recueillir les productions littéraires Tes plus remarfjuables des àg<'s précédents. I/envoi d'un livre nouveau devient le moyen de s'attirer la faveur de quelque amateur riche ou ])uissant, tandis ([ue plus tard ce seront de préférence les tableaux des vieux maîtres sicyoniens qu'Aratus enverra à Ptolémée III dont il brigue Talliance. Denys de Syracuse paie en présents àEschiue plusieurs dialogues dont celui-ci lui a fait hommage S et nous voyons ce tyran, qui connaissait ses botes, témoigner sa sym[)athie à Aristippe |>ar le don d'une somme d'argent, à Platon par celui d'un ouvrage-.
On ne sera donc pas surpris de voir l'industrie du libraire faire à ce moment son apparition en Grèce, pour grauthr par degrés dans la pi'riode suivante, et atteindre un îtMu.ir-quabie développement dans l'empire des Césars. MalJieureusrment en ce qui touche ses premiers débuts, nous ne possédons que de bien pauvres indications. Lorsque Xénophon nous parle ^ de livres pilb's eu même temps (jue des lits et des coffres dans certains navires que la tempête avait jetés sur les cotes de la Thrace, on ne sait s'il s'agit de quel([ue circonstance fortuite ou au contraire d'une spt'cul ition commerciale déjà entrée dans les mœurs. Au fond, cette dernière hypothèse est fort peu vraisemblable. En ce cas en ell'et, ne se fùt-on pas préoccupé avant tout de reproduire les teuvres des écrivains })OpU' laires entre tous, c'est-à-dire des orateurs et des poètes? Or prtTisément dans ce double domaine, au v*^ siècle, quelles pertes immenses et à jamais regrettables!
En descendant jus({u"au ni^ siètde, nous rencontrons un renseignement assez curieux dans une anecdote de la vie de Zenon \ Venu de Cittium à Athènes à l'âge de trente ans, le