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4. II, 4, 12G2b 7 (Ce texte figure au premier chapitre du même livre dans la traduction de M. Ijarlhélomy Saint-Ililaire). Nous n'éprouvons aucune surprise à voir Aristote, selon son habitude presque constante, traiter comme une aftirmatiou sérieuse ce qui chez Platon n'est qu'une ingénieuse boa lad 0.
Platon, t. I. 27
Voici maintenant trois dialogues qui ont passe certainement sons les yeux d'Aiistote, et que ce })lulosophe cile par leur titre, mais sans qu'on puisse inférer du texte ni même du contexte avec une pleine et entière assurance qu'il en considérait Platon comme l'auteur. Ce sont le Gorgias, le Mcnon et le Petit Jlippias.
En ce qui touche le premier de ces dialogues, on en rencontre sans doute plus d'un écho dans les divers écrits d'Aristote : mais il convient de ne pas attacher trop d'importance à des rapprochements qui pourraient être purement fortuits. Ainsi lorsqu'au déhut de sa Rliétoriquc on lit cette déclaration : « C'est ici un art «jui s'occupe de choses susceptibles d'être connues sans le secours d'aucune science déterminée », est-il nécessaire de supposer qu'elle a été calquée sur les paroles suivantes de Socrate à Polus : « La rhétori({ue n'est point un art, mais une pratique, une routine, d'autant que pour 'se conduire elle n'a aucun principe certain ^ ? » Le même doute n'est plus possible en face de cette phrase du Traité des réfutations sopJiistiques - : (( Ce qui engendre le plus de paradoxes, comme le dit Calliclès dans le Gorrfms, c'est le contraste entre la nature et la loi ». Sans doute l'accord entre les deux textes n'est pas absolu : mais les anciens, nous le savons, ne nous ont pas habitués dans leurs citations à un degré supérieur d'approximation.
Quant au Méaon^ Aristote le mentionne deux fois dans ses A7iali/tiques\ il est vrai sans aucune allusion à I^laton. Mais ailleurs ^, en discutant expressément les théories de son maître, il rappelle les discussions que contient ce dialogue. Dans un de ces textes, il ajoute la remarque y.aOx-c: cÔcto lïw/.py.T'/i;, au sujet de laquelle Uberweg a imaginé une distinction des plus subtiles. D'après ce savant érudit, l'imparfait dans les phrases de ce genre se rapporterait au Socrate historique %