a 8; comparer Gorgias 483 A
3. Premiers Analgtiques, II, 21, 6Ta 21. — Seconds A?înlytlqiies, I, 1, 71a 27.
4. Par exemple. Morale à Nicomaque, I, 10, lO'JiJb lO et Polilique, I, 13, 12G0a 21.
5. La chose est évidente dans dos textes tels que les suivants : Hwxpâ-rr,;
LES TÉMOIGNAGES IIISTOHIOUES
tandis que les autres teinps reproduiraient une assertion prêtée au sage d'Athènes dans quelque dialogué socratique. N'est-ce pas bien rigoureux? Mais Uberweg n'en est pas resté là, et il veut que par analogie Aristote se serve de l'imparfait chaque fois qu'il a en vue uniquement les leçons orales de son maître, tout autre temps impliquant du même coup une allusion à un dialogue offrant sinon la même pensée, du moins un enseignement analogue ^ Même dans la patrie de routeur, ce système par trop ingénieux n'a pas trouvé d'écho.
Enfin certains raisonnements contenus dans le Petit Eippias se trouvent non pas textuellement transcrits, mais assez exactement résumés au iV^ livre de la MétaphysiqueK On y lit en effet : ce C'est un argument sophistique que celui de Vllippias, d'après lequel toute distinction disparaît entre le menteur et Lhomme véridique... De même on y place l'homme volontairement méclnnt au-dessus de celui qui l'est sans le savoir ». Telles sont bien les deux thèses soutenues en deux })a?sages dillrrents de notre dialogue \ ]\[ais ici à l'opposé des deux cas précédents, rien ne prouve qu'aux yeux d'Aristote l'auteur du dialogue était vraiment Platon, el s'il fallait s'en rapporter uniquement au contexte, on serait plutôt tenté de songer à Antisthène, dont une théorie caractéristique se trouve citée et discutée quelques lignes plus haut.
Néanmoins les partisans delà tradition font valoir à ce propos deux considérations qu'il serait injuste de passer complètement sous silence. Il semble d'abord, disent-ils, qu'Aristote n'ait cité par leur titre que les seuls écrits de Platon, soit quil ait
Ta y-aOoXou o-j -/«P^^tà suots: {Métaphysique, lÛ78b 24), Morale à Nicomaque, 1144b 18, 117Gb 3, etc.
1. Voir l'ouvrage d'Uherweg, p. 140. La facilité avec laquelle à l'occasion la langue allemande crée des mots composés a permis à ce savant de traduire sa pensée par un néologisme tout à fait expressif. Les passages en question d'Aristote renferment, dit-il, eiîie Milbeziehung auf cine Scfirift. On peut du reste constater que sauf le cas d'une énumération historique (par
exemple : Métaphysique, 987b 22) Aristote cite presque toujours Platon au présent.