Cité sous ce titre : Katà tt,; llÀà-fovo; oiaipigr
3- Athénée, XI, 508 G, las d'entendre proclamer Platon le prince des* écrivains et riiomére des philosoplies, s'écrie: "E/et Tt; xal.'n;ap'i-:£pa)v Tav-rà ).aÔ£tv r, ^é/.x-.ov Xs/Oév-a r^ [if, "/cipov, et cite triomphalement celte phrase de Théopompe : Toj; tzoXXoj; t(ov ô;aAÔYwv aÙToO àxpsîov: xai t^£v5£ï; av ti; eupo:, à>.XoTpco-jç 5s to'j; ttXeÎo'j;, ovta; âx -rdiv 'Ap'.CTÎuTco.-j Sia-rpiêôjv, èvt'ou; Se xàx. Tôiv 'AvTtaOivo-j;, tioXXo-j; oï xàx Toiv lîp-jTwvo; toO 'llpaxXswro-j. Il nest pas inutile de remarquer qu'àXX6-p:o; n'a pas nécessairenuMit le sens d'u apocryphe », et que ciarpior) désigne moins des écrits qu'un ensemble de théories ou de vues personnelles. 4. (' Den Gipfel des Unsinns. »
L'ŒUVRE DE FLAïON
par riiislorien ancien sont excessives et injurieuses, le l'ond est parfaitement exact '. Constamment préoccupé de rectifier les vues de ses rivaux ou de répondre à leurs attaques, Platon a été souvent dans la nécessité de les cite»% et les a cités en eiïet au risque d'introduire dans ses compositions des théories et des démonstrations qui jurent avec les siennes. Suckow et Suseniihl avec plus de raison, ce nous semble, ont pris l'accusation au pied de la lettre. Qui nous empêche en effet d'admettre (Uie dans la collection platonicienne, telle qu'elle existait ou teiidait à se former au temps de Tliéopompe -, une partie seulement était authentique, le reste se composant d'œuvres écrites par d'autres socratiques ou rédigées à l'aide des ouvrages laissés par ces derniers? Seulement, à l'imitation de tous les anciens, très curieux de ces sortes de découvertes, Théopompe flaire aussitôt delà part de Platon un honteux plagiat, sans se douter qu'il est la dupe des erreurs involontaires ou des falsifications intéressées dont libraires et copistes commençaient à se rendre coupables. Dans cette circonstance la passion aurait parlé chez lui plus haut que la logique : car Aiitisthène passe pour avoir été son idéaP et en accusant Platon, il aboutissait à son insu à l'excuser aux dépens de ses rivaux.
Unoî qu'il en soit, hàtons-nous de dire que l'assertion de Théopompe, en tant qu'entachant la loyauté de Platon, n'a trouvé absolument aucun écho. Athénée, si sévère cependant pour la mémoire des grands hommes, la rapporte, mais ne paraît pas se soucier de la prendre à son compte.
Une appréciation de Dicéarquc sur le Phèdre, rapportée par Diogène Laërce ^, nous prouve que le disciple de Théophraste tenait ce dialogue pour Pun des premiers et des plus impar-
1. « Das Verleiimderisehc liegt blos in der Bezcichnimg solclier Bezugnahme als Compilation : das Verhiiltniss ist aber diirchaiis richtig angegeben. »
2. N'oublions pas que cet bistorien a v6cu plusieurs années encore après Alexandre.