In Parm., I
Platon, t. 1.
l.'ŒUVRE DE PLATON
découvrira ou croira découvrir de profondes vérités. Il est bien certain ([iTen composant son interminable commentaire sur le Parménide non seulement Proclus n'a pas eu un seul instant d'hésitation sur l'authenticité de ce dialogue, mais à la seule pensée qu'elle serait attaquée un jour, son étonnement se serait mùlé d'indignation. Il nous apprend ^ sans doute ce fait assez intéressant qno Jamblique dans un intérêt didactique avait réduit l'œuvre entière de Platon à dix dialogues, commençant Y^'' VAlcibiade et se terminant par le Parménide : mais il oublie de nous dire quels étaient les huit autres et ce qui leur avait valu cet honneur. Notons encore que de tous les néoplatoniciens Olympiodore est seul à citer expressément les deux Alcibiadc et les deux fJip/jia.^ : la longue étude consacrée par Proclus au Premier Alcibiadc ne renferme pas un mot d'où Ton puisse inférer qu'il connaissait sous ce titre un deuxième ouvrage de Platon.
Mais voici une assertion passablement étrange, surtout si l'on tient compte du respect pr(^sque servile professé par Pécole d'Alexandrie à l'égard de la tradition. 1. "auteur anonyme d'une Vir dp Pror/us affirme que ce philosophe considérait VEpifiomis comme apocrypht', et rejetait la Urpubliquc et les Lois, parce que selon la traduction ou plutôt selon )a paraphrase de M. Cliaii^net, « le caractère de la conversation et la l'orme du dialogue y étaient effacés par la longueur démesurée des discours -. » S'il fallait entendre ici r/.^àXXei comme un syno-