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2. Tô 'ETCtvofjL'.ov voôî'jE'. o OcTo; IlpoxXo;, âx^a).>>£t os xal là; lloXtTsta;, ôcà tb TioA/.o'j; £tva'. Àôyo--.; -/a\ \}.r^ ooaAOYtxw? ysYpdcçOat* xal tou; No[xo-j: S-.à to auTO. La même phrase figure au 20» chapitre des Prolégomènes à la Philosophie de Platon : il est très possible qu'Olyinpiodore auquel on les fait remonter se soit rendu coupable d'une confusion. Cette assertion surprenante attribuée à Proclus a été disculée dans deux articles deVIlermès, le premier de Zeller (XV, 348), le second de Freudenthal(XVl, 201). Ce dernier rappplle que Proclus, semblable à ce grammairien Didyme lequel, dit Quintilien (I, 8, J9; avait tant écrit quïi chaque instant il lui arrivait de se contredire, a très bien pu au cours de sa longue carrière exprimer un jour un jugement peu favorable à l'authenticité de la République et des Lois, jugement exagéré ensuite par un de ses auditeurs, sauf à revenir plus tard àuneopinion mt)ins déraisonnable. Il est certain d'ailleurs que dès le second siècle de notre ère.
LES témoh]na(;es historiques
nyme de voOs'jct qui précède, la fausseté évidente par elle-même de l'assertion serait surahondamment établie, en ce qui concerne Proclus, par les commentaires (pi'il nous a laissés sur la Républi(jnc. On ne sanrait nier (]ue les œuvres de Platon ne lui fussent très familières : il en est bien peu qn'iî n'ait ])as mentionnées ou dont il n'ait pas donné des extraits dans ses nombreuses études d'exégèse philosophique. Tant de citations auraient pour nous un prix inestimable, si elles pouvaient nous servir à constater raullienticilé des dialogues devenus suspects à la science moderne : mais de l'aveu de M. J. Simon, il est mallieureuscment imjiossible de fonder aucnne induction de cette espèce sur un témoignage aussi dénué de toute autorité critique. T.es néo-platoniciens du V^ siècle sont trop éloignés de Platon dans Tordre des temps ponr le connaître sûrement à la lumière de l'histoire, et malgré leurs prétentions contraires, emportés par un courant d'idées trop dilTérent pour l'apprécier sainement à la lumière de leur philosophie K
Ainsi i)Our nous résumer, la (iuestion d'authenticité, posée au sujet des écrits de Platon, par le fait, d'une part, de l'absence de tradition arrêtée dans l'école, et de l'autre, des falsiiications que dut provoquer de bonne heure et notamment lors de la fondation des grandes bibliothèques la renommée excoptionnellc du grand philosophe, n'a jamais été chez les anciens l'objet d'une enquête ni d'une discussion approfondie, devant aboutir à un résultat incontestable et incontesté : elle n'a été agitée et résolue qu'à une époque tardive, par des juges mal éclairés, prononçant dans un domaine qui n'était pas
le sens véritable de ces deux grands ouvrages politiques de Platon s'était perdu. Albinus ne voit dans la Répiihlique qu'un traité d'éducation et ne trouve aucune thèse philosophique à citer dans les Lois. Jamblique raye ces deux dialogues de la liste des écrits classiques- (7ipaTTÔ{A£voO de Platon, et Proclus lui-même, dans sa Theologia platonlca, les relègue au second rang, au-dessous du Cratyle et du Prolagoras.
1. « Peut-être au xix"' siècle sommes-nous plus près du sens des dialogues de Platon que ces néo-platoniciens qui lui imposaient trop souvent, sinon toujours, les formes, les cadres et pour tout dire, les fantaisies de leur imagination mètai)hysique » (Gh. Lévêque).
le leur et sur des documents probablement en partie altérés. Et luîisque les seuls dialogaes dont l'autlicnticité ressort d'une façon irréfragable des citations de l'unique témoin compétent, je veux dire d'Arislote, sont précisément ceux où la hauteur des pensées, le talent de la composition et la porfectiru! du style obligent à reconnaître la marque du maître, ex iniguc /^o?z^^*2, ceux par conséqueiildontrorigine n'a jamais été sérieusenienl contestée, il reste à tous les autres à subir l'épreuve de la critique et à justifier la réputation dont ils ont joui. Sans doute, nous le répétons, il serait à la fois plus commode et plus sur de pouvoir termine-r ces délicates controverses en s'appuyant sur des arguments historiques, c'est-à-dire sur des faits positifs et dos textes précis : mais, comme on a pu s^en convaincre, nous sommes, bon gré, mal gr(', renvoyés à l'emploi du critérium interne avec toutes les difficultés, toutes les incertitude?, partant toutes les lluctuations que comporte une pareille enquête '.Aussi ne sera-tdl [us mutile de rappeler eu quelques mots d'un côté les procédés à mettre en œuvre, les précautions à observer pour instruire de semblables procès, de l'autre les règles à suivre, les considérau'*^ à invoquer pour i<'S tranclior.
1. Après avoir exposé les polémiques qui se sont engagées au sujet des citations de Platon par Aristote, Ribbing ajoute : « Wir haben diesen ganzen Streit nuranfiihren woUen, um zu zeigen, dass man boi dem Versuche, sich der Autoritiit des Aristoteles allein und im Einzelnen in Riicksicht auf die Echtheit der platonischon Schriften zu bedienen o ler iiberhaupt dièse Frage diircli Jiussero Zeugnisse zu einer endlichen Entsclieidiing zu bringen, zuletzt zu Conjecturen getrieben wird, von denen eine jede Pro))abiIitatsgrtinde fur sich anfiiliren kann, welche ebenso gut sind als die der entgegengesetzten,ohnedas3 weder die einen noeh die anderen decisiv wiiren. » {GenetUche Danlelliuifj der Ideenlehre, p. 112, note.)