‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 243 sur 343 · I.'ŒUVHE llK PLATON · texte numérisé non relu

I.'ŒUVHE llK PLATON

et Anstole, soutenir d'une part que le Ilcpi ^nyr,; dont le jeune flisciplo de l'Académie eatciidil un jour la lecture était non le Phédon, comme l'a cru l'antiquité tout entière, mais le Parmrnide, et de Faiilre (,ue la Morale à Mcomaque, uaivre incontestaiilc de la niaturilé d'Aristote, a été cependant écrite et l-'l.liee par lui assez lot pour que Platon ait pu en prendre ù [lartie maint cliaiiitre dans ses Ao/.v '.

n'OH lui est veiui néanmoins ce succès grandissant jusqu'à I iieure de sa mort prématurée? De ce que ses discussions, si savantes, si érudites, si pleines do rapprochements piquants s. riches de faits tantôt réels, tantôt imaginés avec adresse pour combler les lacunes inévitables de l'bistoire, sont écrites d'un style vif, alerte, (p,i en rend la lecture facile, presque agréable Ce talent d'exposition, qu'on a conq,aré à une conversation imprimée, cet emploi discret dos tournures destinées à provoquer attention par leur familiarité raéme, l'originalité des idées l'imprévu du tour, la variété des digressions, voilà ce qui assi! gne a Teichmulier une place à pari parmi les platoniciens ailemands. Pourquoi faut-il qu'il y ait si peu de régularité dans son pian, SI peu de cohérence entre les diverses parties de son argumentation, et que ses ouvrages, au lieu d'un édifice solide ne nous olfrent le plus souvent qu'une brillante mosaïque de' Iraginents dissonants et hétérogènes -

Durant les dix dernières années, l'Allemagne, comme on le pense, ne s'est pas entièrement désintéressée de cette .< question platonicienne „ qu'elle a soulevée la première pour l'approfondu- et.suite sous toutes ses faces : mais le seul ouvrage vraiment important qui mériterait notre attention ■■ est consacré

2 Pour en avoir la preuve, il suffit <le jeter les veux au hasard sur la ta l.le do I une quelconque do ses „«ml,rouses puI,li"calions. '"

.. Nous voulons parler des Vntcrsuchungen ùber Pialo. die Ec/UMt und

f.ES CRITIQUES IHODERNES ,.^

presque en .ntier à la discussion de la date et .le l'ordre ehro "Olog.qne des dialogues, et nous en parlerons ph,s opporlunément daiis la suite de ce volume.

Kn revanch,. nous nous lelieiions de ce que les circonstances nous permettent de leru.iner cette longue énuntération par une P'.Mtcat.on signée d'un de nos philosophes français les plus distingues et les plus laborieux. Klle atteste bien haut ,,„. dans notre pays comme ailleurs Platon est lu, étudié et justement apprécié.

- I • niôxAun '

Dès les premières lignes de sa préface, l'auteur s'ouvre de son dessein avec une entière franchise :

« A cette époque d'anarchie intellectuelle où l'esprit critique s'all.ant à lesprit positif, semble ne rien laisser debout dans les iutell.g,.nces de ce qu'avaient admiré et cru comprendre nos devanciers, les grands systèmes de la philosophie ancienne no.il pu échappar au discrédit général qui atteint les hautes spéculations de la pensée. D'autre part, les travaux de science pure et d'érudition sur les écrits qui les renferment et les points |.artieuliers qui y sont traités se sont tellement multipliés qu'il est difficile môme aux esprits les plus versés en ces matières de s'y rcconnaitre et de s'y orienter... Xous sommes comme enveloppés d'un nuage épais de poussière érudite et de science diffuse qui nous dérobe la vue de ce qu'on a la prétention de nous montrer dans tout l'éclat d'une lumière supérieure. „ De telles plaintes ne sont pas sans motif : et M. Bénard aura

Ch-omlogte de,- ,dalo,ùsche,. Schriflru, parConslantin UiUer (SlulK-art 18SS) Sur les questions d'authenticité, lauleur est très sobre de conclu;'^!,;! ^'

Ch ■ I /nnn' /p "'"'Z^''"- P'-'"''''' rf'"« "P^-Y" cle sa vie ,t de ses écrils, par Lh Benaul (Par.s, A can, 1892) avec cette épi«rapl,e empruntée à Origéno:

pri'err,, 'r''", ",•""'" °''^^"' ID-i^vo,.. L-ouvrage n'est sorti de

litTn r > T ' ""P'-«^^i°" «'e "OS deux volumes, où nous aurions aime a le citer plus souvent.

P' ATox, t. rr.

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