De Sacy
i'. Citons notamment deux vers d'Alexis dans Athénée (22G A): l'ouvra-^e du stoïcien Persée, élève de Zenon et contemporain d'Antigone. Hpo; -Jjri/dTwvo; VÔU.O-.;. en 7 livres: les nombreuses allusions ou citations\îan,s Cicéron {De Legihus, î, 5, 15 - II, G. 1 i - HT. 12. V^ : De divinailone, I 1: De iiatura deonnn, i, 12. etc, : Strabon. X. 477 et XIV. Oi?, : Sénéque ep 94 • «Xonproboquod Platonis Legibus a Ijecta pnncipia sunt »,ju^ement expressément blâmé par Diderot : Athénée, XL o04 E : Plufarque, Quxst. Platon., II, 2, De amore fraterno, 4, hls et Osirls. :î70 E. Qnanl auK néo-platonicicns. leur silence est moins surprennnt que la condamnation apparente portée par Proclus.
3. Polilkjue, II, 7, 12G6«. ., IlXâ^o^v toÙ; vo;xov; ypa^rov : 0. 1271h. 1 : ô'^.p xal nXarwv èv tôt,' Notxo- kr.'.zBziivrrAB^,. — En passage do la Morale à Mco^ maque (II. 2. llOiMi) reproduit une pensée das Lois (11,653 A) - Dioaène Laerce (V. 22) cite parmi les écrits d'Aristote xk h. rrov vôp^.^v ID.at^vo; a' p' y' : mais ces extraits ne seraient-ils pas apocryphes ? La mémo objection s'applique au nepl xôafxou (7, 4011) 23) où une phrase des Lois est reproduite avec cot en-téte 1res peu aristotélique : y.o^fjir.zp ô -wato; nxdÎTo^v çr,Ttv.
4. IL 1264!) 2(1 : ^-^.^ov os 7:apaTrXr,<7Îu); y.x: Trpb; tou; vÔ^ig-.; k'yst -h:; Ca'Zç.ov Ypa?cvia;, avec cette circonstance singulière que dans ce qui' suit Aristote, par simple méprise sans doute, aUribue à Socrate le même rôle dans les Loi's que dans la Hépubliquc,
ri. Diog. Laëi-ce, HT. \M : -où: vofxo-j; [XErly^a-j/r/ Èv y.rrJ^, ô'vta:. G. VA. Bruns, PlnU/s Gesetze vor iind nnch ihrer Ilcmu^qahn durch PliiUijp von Opns, Weimar, 1881, et Pratorius, De leglbus Platonicis a Philippe Opun- Plaiun, t. II. ^ j
Peut-èlre certains criti-iuesavaienl-ils trouvé dans celtu supposition un moyen commode dex^linuer <e qui dans les Lois rnanipie à la perrocliou de la forme, au (ini du style et à l'harmonie de l'ensemble.
il était réservé à rAliemagne du xix' siècle de franchir hardiment toute barrière et de déclarer l'œuvre entière apocryplie. La première attaque est partie d'un érudit resté célèbre pour les excentricités de sa critique, Ast, lequel, chose étrange, avait commencé par publier la première édition des Lois qu'ait iiossédée l'Allemagne '.dans la Piyfacc le sentiment dominant était même sans conteste celui d'une grande et sincère admiration \ Deux ans plus tard ses convictions avaient bien changé. D,uis son livre sur La vie et les écrits de Platon ', il rapi^elle (jue plusieurs cités grecques passaient pour avoir .-sollicité du philosophe athénien l'honneur de recevoir de ses mains une constitution : les Lois ne seraient-r-lle? pas précisément l'une de ses rei.onses, habillée plus ou moins ingénieusement en dialogue à la façon des autres écrits platoniciens ;'.Mais celte explication est très diflicile à admettre (c'est Ast qui parle, et selon toute apparence les critiques qui attrii,uent à Plaion un monument aussi incohérent sont dupes ou de la supercherie d'un faussaire ou dune erreur de la tradition. Les Lois, il est vrai ont pour elles l'autorité du témoignage d'Aiistotc, mais qui nous garantit que les passages de la Politi^iuc <pii s'y rapportent ne sont pas autant d'inleipolations calculées :' On a coutume d'excuser les imperfections manifestes de l'œuvre par les défaillances de l'âge : on oublie que l'iaton mourant tra-
tio relraoïatis Bonn, mi. C'est à ce même Philippe que remonte, d'après la tradition, la division des Lois en ti livres. > i les
i. Leipzig, ISU.
^ 2. « Platoni.s Legos qimm sive argunienti gravitatem rcrumque ccnitu jucund.ssunarain copiamsive, id quod in pliilosopl.o perrarum est, vlrnnx hum;UK.ruin ac civilium peritiam animumque uuiee ad actioneni vitœ inteiitu:,, sp.ctas, ,10., solum ir.ter umnia aiitiquitatis monumenla, venuu efam uiter r.d quos Plaonis iibros tantopere emineant, satis niirari non possuH, quid SI-, quod aeglectui adluic et i.ene cout,,mpUe jacuerint ,.