‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 26 sur 343 · Phéchn, 59 G · texte numérisé non relu

Phéchn, 59 G

2. Acîo-avra; zr^v (ô[xdTr,Ta xoiv Tupâvvwv, écrit Diogùiio. Il iio saurait être ici question des Trente chassés d'Atliènes dopuis le retour de Thrasybule et des bannis. L'auteur ancien aurait-il voulu d(>signer pnr le mot x-jpavvot les démanrofTues dont l'arbitraire n'avait été satisfait que par la condamnation de Socrate? Cette opinion de M. Zeller (Philosophie des Grecs, 2« édit. Il, p. 295) n'a été acceptée ni par Susemihl ni par IJberweg.

3SI1, 10, 106, et III, 6. Il est à remarquer que nous ne trouvons rien de semblable dans la vie d'aucun des socratiques, même les plus influents. — Cet exil et cette fuite ont fourni à Libanius un brillant thème oratoire dans son Apologie de Socrate.

4. La septième lettre platonicienne est complètement muette sur ce point.

LA VIE DE PLATON

PLATON APRÈS LA MORT DE SOCRATE

constance il ait été le premier fi prèrher d'exemple. Qui donc, sinon lui, le disciple par excellence de Socrate^ l'ami dévoué et enthousiaste du maître, devait reprocher amèrement à sa patrie Tinjustice commise? Athènes à ses yeux s'était rendue coupable d'un meurtre juridique; ses concitoyens avaient imprimé à leur front une tache indélébile. Et si dès lors l'indignaîioii lui avait arraché en public les jugements sévères du Gorgias sur la démocratie athénienne et sur ses idoles, (jui devait être plus suspect que cet aristocrate incorrigible, parent des oligarques naguère encore les plus redoutés? En même temps le début rlu Théctète atteste que les relations amicales nouées à l'école de Socrate entre Platon et Euclide ont continué plus tard, alors que ce dernier s'efTorrait de créer dans sa patrie un centre d'études philo?o[»hi([ues.

Quoi qu'il en soit, s'il est vrai que le péril commun joint à une certaine fraternité de sentiments et de regrets ait ciuitribué à réunir les socratiques à Mégare, leurs dissidences doctrinales ne devaient pas tarder à les disperser. Eu-^lide n'avait ni la science ni l'ascendant nécessaires pour retenir sous son autorité et fondre dans une même discipline des tendances divergentes et bientôt même entièrement opposées. Chacun retrouva bientôt son indépendance d'esprit et son individualité propre. On rapporte sans doute qu'Eschine lut à Mégare quelques-uns de ses dialogues-: mais de bonne heure nous voyons Xénophon rentrer dans les luttes de la vie politi(|ue^ pondant (pi'Aristip^ie et Antisthène se font chefs d'école, l'un pour vanter le plaisir, l'autre pour le fouler aux pieds.

1. (iladisch {E'inleituwj in die Wellr/eschichte, p. 318) vamémc jusqu'à dire : son uuiciue disciple. « Sokrates hat in Warlirheit iiur einen Schuler ^eliabt, deii Platon. Demi so liciTschend und ait die Ansicht ist, welclie ilm /ur gemeinsamen (Juelle auch der me^arischcn, kynischen und nocli anderer llichtun^'.'n der Pliilosophie macht, als so oberilacldich. erweist sie sich bui geuauercr Priifung. »

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