‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 274 sur 343 · Sophiste, 247 E · texte numérisé non relu

Sophiste, 247 E

(i. Sophiste, 2'f8E.

CONCLrSIOXS

« le milieu [)lacé à égale distance des extrêmes .> ^ des oppositions d'idées et de termes qui présentent d'étroites afiiniU's avec les célèbres catégories péripatt'tieiemies, le tour général de raraumenlalion, la précision toute didacli({ue de certains passages, voilà autant de considérations (jui permelleiit dinieilementde croire (jue ces trois dialogues soient antérieurs à la fondation du Lvcée.

Mais quell ' (pi'eii soit rimj)ortance, ces considérations générales ne sauraient nous suffire : des arguments plus précis en faveur de notre thèse se tireront d'une analyse allenlive des ouvrages contestés, examinés au triple iioint de vue desdodiiues enseignées, de la méthode suivie et de la forme employée.

Le Parménide

I. Que penser ici des personnages, et pour un critique familiarisé avec les habitudes et les préférences platoniciennes, n'y a-l-il rien d'inattendu dans ce Parménide, r(q)résenti' comme le plus sublil et le plus audacieux des sophistes, dans ce /énon (pie raille le Phèdre tandis que le Parménide n'a pour lui ([ue des éloges, dans ce Socrate r('duit au rôle d'un écolier qu'on admoneste et dont on blâme la juvénile témérité, enfin dans cet Aristote choisi — coïncidence vraiment étonnante si elle est purement fortuite — pour répondre ou plutôt pour a>sister iuix interrol,^ations cai)lieuses de Tai inénide'? Quant à la (iction sur la({uel!e repose toute la mise en scène, elle est visiblement aussi mal imaginée que {)Ossible -, ce qui doit d'autant plus surprendre, au cas où î'iaton serait l'auteur du dialogue, (pi'il y est question de sa propre famille. Mais passons sur ces détails.

11. Voici (]iii est bien autrement grave, /énon vient de répéter ses arguments bien connus contre la multiplicité. So-

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