CHAPITRE II
LES METIIODI'S 1>U0P0SEES
T. — Tout d'abord on a songé à demander aux év('nements b'S j)oints de repère les plus surs de la classification cherchée. C'est (ju'en effet Platon par sa philosophie l'homme de l'idéal, pour tout le reste s'inspire })rofondément de la réalité : c'est un Atht'nien qui jusque dans sa solitude de l'Académie n'en continue pas moins ;\ vivre de la vie d'Athènes, à suivre d'un œil curieux les vicissitudes de sa patrie. L'antiquité déjà avait surpris dans les dialogues mainte allusion aux incidents de riiistoire pilitiijue ou à la littérature de la Grèce d'alors: maij? on se croyait en présence tantôt de licences poéti({ues. tantôt d'interpolations postérieures. Dans les autres genres littéraires, les faits analogues étaient rares : ainsi dans les drames conservi's de Sophocle et d'Euripide c'est cà peine si de temps à autre la pensée du poète se reporte aux destinées présentes d'Athènes, soit pour se réjouir de ses triomphes, soit pour compatir à ses malheurs : même dans les Pe?\ses d'Eschyle l'histoire s'eiïace derrière une conception idéale. Platon à son tour s'est visiblement imposé une grande réserve, du moins en ce qui touche aux faits contemporains. On dit que les agissements politiques d'Alcibiade lui ont suggéré le Prç/?2/er i4/c/- /jiade : les emportements de Critias, le Charmide : une parole mé'prisante de Socrate à l'endroit des rhapsodes, V/on : les pxcè« do la démagogie athénienne, le Gorr/ias : son désir de
LES METHODES PROPOSEES