Livre VIL
L'(T.UVRE DE PLATOX
coutumes pytbai^'oricîenncs attestent son rommerce avec les politiques de la Grande-Grèce : enfui la peinture si vivante, si expressive, ici d'une démocratie sans frein où le peuple est ballotté s:ins cesse entre les [)artis les plus extrêmes \ là des terreurs incessantes (lui assièijent rame d'un tvran-, e>t d'un It'moin qui a vu de ses yeux et les violences de Denys et la décadence sociale de Syracuse.
Mais ce sont tout particulièrement les relations entre Platon et Isocrate qui ont attiré l'attention de Teielimrillt'r : aussi l)ien l'auteur du Panéfjijriquc est-il un des écrivains b-s plus n'cnnils de l'Atliènes d'alors, et surtout un de ceux dont le temps a le mieux respecté les ouvrages. D'après notre érudit, le docte et hal)ile ihéteur se serait senti visé en même temps ({ue les deux sophistes dans le Grand flippiasei le Prof(ff/orr/s,oi\ sont raillés les maîtres de sagesse qui se payent de déclamations creuses et se fontdes rentes de lacrt'dulité de leurs admirateurs: aussitôt H aurait |)ris la plume et fait une n'ponse des plus vives : c'est son Discours contre les sophistes (392),qui luiattire une allusion mordante dans XEuthijdcme (:]00). Mais le succès de la Répnbliqnc publiée sur ces entrefaites lui aurait ouvert les yeux et d uis son Bnsiris il se serait rapproché' de Platon. Knfm entrant dans une nouvelle manière, il aurait mérité par l'élévation des idées de son Panpgyrique (380) les louanges et les encouragements qui lui sont décernés dans le PJièdre. Qu'on souscrive à ces conjectures, et du même coup l'ordre chronologique de quatre ou cinq dialogues platoniciens se trouvera assez solidement établi.
Une autre opposition de principes et de tendances a dCi éclater de très bonne heure entre Platon et Aristote, entré à l'Acadi'inie en 3f)i. Teich millier s*est gardé de la n('gliger. Appuyé sur cette donnée coiisidérée par lui comme indiscutable, que le disciple dissident n'a pas attendu la mort de son maître pour se séparer avec éclat et élever autel contre autel, il veut à ton
!. Livre YIII.