‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 296 sur 343 · Pyrrh. Il y p., I · texte numérisé non relu

Pyrrh. Il y p., I

3. II, 15 : « Alii siint ejns sermones, ad coarguendos qui contra disputant, compositi, quos ÈXsyxTixo-j; vocant, alii ad prœcipiendum, qui ôoYtj.aTtxo\ appellantur ».

4. Introduction à la philosophie de Platon, c. 4. Une division toute semblable, mais où le luxe des subdivisions est poussé encore bien plus loin se trouve dans Diogène Laërce (III, 49), qui n'en nomme pas l'auteur. Yx-m dans son Logos protreplicos, déjà mentionné plus haut, déclare ce classement très supérieur à ce qu'il appelle assez dédaigneusement « les rêveries de Schleiermacher ».

LES MÉTHODES PROPOSÉES

d'autant moins qu'elles ne sont guère plus logiques et en somme ne nous apprennent rien sur la date des divers dialogues K Ainsi à la fin du xvi^ siècle Jean de Serres, plus connu sous son nom latinisé Serranus, fit entrer bon gré mal gré les écrits de Platon dans un cadre tout scolastique qui ne tient aucun compte de leur enchaînement naturel, ce dont Fleury dans son Discours sur Platon Ta repris avec plus de raison que d'élo juence : « \ji\ attentat que je ne puis lui pardonner, écrit-il, c'est d'avoir changé Tordre des ouvrages ou plutôt d'en avoir voulu donner un nouveau. Car voulant rendre Platon tout à fait régulier et composer de ses œuvres un corps entier de philosophie, il les a i]o son autorité privée et contre la tradition de tous les siècles rangées en diverses classes, sous lesquelles il les a placées non pas selon leur véritable matière, mais selon ce que le titre semble promettre. » Cinquante ans plus tard Samuel Petit al)andonna los <( syzygies » de Serranus })Our en revenir aux tétralogies de Thrasylle, aggravant encore le désordre et la confusion si justement reprochés à son modèle. Sa seule excuse, si toutefois c'en est une, c'est qu'il n'avait pas compris Platon, comparé par lui à « Apollon rendant des oracles sur son trépied d'or. »

Il était réservé à Schleiermacher de poser la question sous son véritable jour -. A la seule lecture des dialogues, la criti-

1. Evidemment je no veux pas dire par là qu'il soit indifférent au penseur et au métaphysicien de savoir dans quel ordre il est préférable aujourd'hui de distribuer et do lire les écrits do Platon, lorsqu'on veut comparer les phases diverses do son évolution philosophique et pénétrer aussi avant qu'il se peut dans l'intelligence de son système. C'est ce que Ribbing a très hlen mis en lumière : « Der Gewinn fiir die Wissonschaft und das wissenschaftliche Interesse, 'A^elche damit verbunden sind, ])estehen nicht darin dass man auf solche Weise die Nacliriclit erhalte, in welcliem Jahre und aus welchor zufriUigen Veranlassung Plato eine so oder 'so benannte Schrift verfasst habe, sondern sio bostehen darin, dass man zu einer genauen und bestimmten Erkenntniss der Beschafl'enheit der philosophischen Ansicht gelange, welche don wesentlichen Inhalt der Schriften bildot, und eben daher auch darin, dass man sich von dem innern Zusammenhange zwischen don vorschiedonon Seiten oder DarstoUungendieser Ansicht, welche in den verschiedenen Scliriften von ilirem Urheber dargeboten sind, Rechenschaft zu geben im Standc soi. »

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