Essai sur les traités philosophiques de Cicéron
LES i'HI.NCirALES TRADUCTIONS DES DlALUfJLES
cultes extrêmes auxquelles il s'est heurté en lisant le Timée, qu'il n'ose pas se vanter d'avoir phuneaient compris '. C'est ce cpii a fait dire à saint Jérôme à propos de ce dialogue : :( Obscurissimus IMatonis liber qui ne Ciceronis quidem aureo ore lit planior ». Ajoutons pour être complet que les divers traités de Cicéron contiennent la traduction de passages souvent assez consid<h\ibles lires de r(euvre de Platon -,
Un des chapitres d'Aulu-ijelle porte ce titre Iden fait pour pi- (pier noire curio>ité : « Ouid miîii n-u veneril inici'jtict.ii'i et quasi eflingere volenli locos quosdam Platonicos latina oratione ». Malheureusement ce chaiiitre ne figurait (lu'au livre xin des .V^//^5 al tiques, livre aujourd'hui perdu. Pour un motif semblable nous sommes réduits à croire sur p:irole Sidoine Apolliuairo nous faisant l'éloge de la version du Phédon par Apulée.
Si la tradition platonicienne s'est maintenue en Occident à travers tout le moyen-Age jusqu'au jour où la Uenaissance vint lui rendre sa première inlluence et l'entourer d'un incroyable prestige, c'est, le croirait-on? en grande partie grâce à un inconnu, Chalcidius, ([ui composa vers le commencemeuL du iv'' siècle une version et un commentaire en latin du Thnée. Un anoiivmr' cité pur Cousin '■' se borne à nous donner ce renseignement trop insignifiant : « Est igitur Tima^us ignoratus a Latinis usiiue ad tempus Osii papœ '', qui cum sciret in eo multa utili i uecfidei contraria continori, rogavit Chalcidium archidiaconum suum in utraque lingua peritum ut de graeco in latinum illum transferret : cujus auctoritati obediens primas partes illius transtulit ». Dans la préface de son commentaire Chalcidius lui-même s'exprime ainsi : « Non solum transtuli, sed etiam partis ejusdem commentarium feci, putans reconditœ rei simulacrum sine interpretationis expianatione aliquanto obscurius ipso exemplo futurum ». Tel est