‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 331 sur 343 · Dr finihiis, II, 'i, — Académifjues, II · texte numérisé non relu

Dr finihiis, II, 'i, — Académifjues, II

2. Citons notaminentune page remarquable des Lo/s(XII, !»o.i) transi)orléo dans le traité du même nom de Cicéron (livre II, v\\. IS).

3. Vnujmenls pour sf^rvir ù l'histoire de la philosophie (Pliilosophio du moyei)-àge). p. ;357.

i. Pcut-êUo Pévéque de Cordoue de ce nom qui joua un rôle au Concile de Xicéc On lit en tète do cette traduction dans un manuscrit de Lcyde : (. Incipit prologus in Tim:eum Pialonis de grieco in latinum pctente Jnsjd a Clialcidio viro claro translatum. » On s'accorde généralement à plac< r ( ".halcidius au iv" siècle.

rouvrage que les platoniciens du nioyen-age se sont passé de main en main pendaiil j)rès de dix siècles.

Un peu pins tard, à quelle date?on l'ignore, est venue s'y ajouter une version latine du Phrdon, publiée par Cousin d'après un manuscrit du iiuLrc bibliothèque' nationale '. L'Hhfoire Utléraire de la France - niQuW^^nn^ une traduction de ia /tipuôlique et des Lois faite au ix*^ siècle par Manniui '", mais nu n'en retrouve plus dès lor> aucune trace '.

l'rancbissant d'un -cul coup plusioui.- siècles, nous ai-rivons à rhùtc et au maître de Doccace, Léonce Pilate.. qui fut le premier à enseigner le grec dans l'Italie moderne et passe pour avoir Ira- (iuil en latin à la suUij de V Iliade et de VOdijssée seize des dialogues de Platon. Leonardus Arretiuus%né à Florence où il mourut en 1443, traduisit également divers ouvrages platoniciens ^ notamment le Phèdre, ïc G orgias (achevé a Ferrarc le 23 mars 1437),

1. r\iunuscnt catalogué 1771 dans l'aucien fonds de Sorbonne, aujourd'hui 1G5S1. On lit en tète : « Phedeon {sic)P/atonLs, 8 solid. » (On le prêtait sans doute moyennant huit sous), puis cette note : « Iste liber est collegii paul)erum magistrorum parisiensium in theologica facultate studenliuni. Ex iegato magistri Gerondi de Akbatis villa. » Gérond ou Gérard d'Abbevillc était un êrudit des plus distingués de la première moitié du xiii» siècle. — Celte traduction (reproduite d'ailleurs dans le n" 6507 du xiv« siècle) fait suite à ÏEthir/NC à yicot/iaqîie, traduite d arabe en latin par Ilermann l'Allemand.

i2. Tome IV, p. 236 et V, p. 658.

3. Après avoir été écolàtre du Palais sous Gliarles le Chauve et Poiiis le liègue, Mannoji mourut prévôt de l'abbaye de Saint-Claude vers la fin du i\« siècle. — Voir nos études sur le platonisme au moyen-âge dans les Annales de philosophie chrétienne (Octobre 188!>, p. 39).

i. Dans son livre De iynoraniia, Pétrarque répond aux aristotéliciens qui lui reprociient son pou de savoir : « Xec literatus ego, nec grecus, sedecini vel eo amplius Platonis libros domi habeo, quorum nescio an ullius isti unquam nomen audierint. Stupebunt ergo, si ha'C audiant... invenient tamen sic esse ut dico nequeGrecos tantum, sed in Latinum versos aliquot nunquam alias visos aspicient ». M. de Nolhac écrit à ce propos : « C est au Timée de Chalcidius que se réduisent les connaissances platoniciennes de première main de notre humaniste, et le [Awriel (al i(/uot verson) pourrait bien être un artifice de polémique, d'un elTet d'autant plus sûr que l'auteur sait bien que ses adversaires, après la leçon qu'il leur donne, ne reviendiont plus visiter sa bibliothèque. »

5. Savant qui n'a rien de commun avec l'Arétin, le(pal vécut au XVI» siècle.

6. La plupart de ces traductions sont encore maïuiscrites à la bibliothèque Harlésienne du British Muséum (n»>2570, 3351 et 41)23) et à la Laurenlienne de Florence (n» CLX du catalogue Bandini}.

LES PKINCil'ALKS TUADUGTIUNS DES DJALOGUES

V Apologie, le Crilon, le Phédon{lviv}nclion dédiée à Innocent VIII) et les Ze^^res, qu'il paraît avoir particulièrement goûtées, ainsi qu'en témoigne une de ses épîtres à Cùme de Médicis. On cite de la m'-nie é'poque la version des Lois ])ar Georges de Trébizonde, de la Pépuùli'rjue par Antoine Cassarini ', par Pierre Candide qui lit hommage de son leuvre - au duc de (jlocestcr, enOn par Ubertu^ l)ecember, un des élèves du fameux helléniste Ghrysoloras.

Ce dernier nom nous amène au seuil de la période brillante oii l'Occident «L i Italie eu particulier s'éprirent d'un si vif enthousiasme pour les chefs-d'œuvre antiques rendus à l;i lumière après de longs siècles d'oubli. Parmi tant de gloir^îs de tout genre nul écrivain grec ne souleva plus d'applaudissements que le divin IMaton, apparaissant dans une auréole d'autant plus radieuse quAristote son rival avait eu plus à soulfrir des aridités et des obscurités de la scolastique. 31ais lacouuaissance du grec était encore chose rare : c'est en latin seulement que le disciple de Socratc pouvait être compris des lettrés qui venaient de ressusciter sur bîs bords de l'Arno l'antique Académie d'Athènes. Aussi Côme de .Médicis, ]rapp(' du savoir et du talent de son jeune ami Kiciu, multiplia -t-il ses instances pour obtenii' de lui une traduction complète du grand philosophe. Ficin, dont l'esprit était tourné vers Alexandrie et vers l'Orient plus encore que vers Athènes, se prépara à ce ipii devait être la tache par excellence de sa vie par une version d'Hermès Trismégiste, puis de la Théogonie et des hymnes de Proclus. Les dix premiers dialogues furent traduits par lui sous le règne de Come, les neuf suivants sous celui de Pierre de -Médicis : et il eût sans doute abandonné son œuvre, si Laurent le Magniii(pie par ses largesses ne l'avait pas déterminé à l'achever.

La [»remière édition (sans date) parut à Florence entre 148*2 et 148-4 : elle précédait ainsi dr plus de vingt ans le premier texte grec imprimé en Occident. Aux yeux des érudits elle garde la

1. Cassarini, mort à Gènes en 14'*i, avait au cours de ses longs voyages fait un séjour dans la capitale de l'empire byzantin. — Dans le Philulogns (XIII, 19:j-204) Volger a publié un spécimen de cette traduction, tiré d'un manuscrit copié de la main do Musullus et qui en ISoSse trouvait entre les mains d'un vice- consul mexicain à Barcelone.

i\ La seule copie qui en subsiste (à la Trivulcicnnc de Turin) ne contient que le livre I et le livre V.

L'ŒUvm: Di: i'latux

valeur cruii nianiiscrit, r-eliii sur le(iiiol Ficin avait travaillé avant disparu dopui- K C'était, aulauL (luuii peut eu jiii;-er, une source assez pnve, car certains contresens particulièrement chorpiants doivent sans doute être imputés au seul traducteur, ou à ses auxiliaires, Démétrius dWthènes, Antoine Vespucci, Jean-Baptiste iiuninsegui et Au,^e Poiilien. Je ne dis rien des arguments placés parFicin en tête des dialogues. Dacier lésa jugés sans injustice en leur reprochant de ne point aller au fait, et d'être plus obscurs que les dialogues eux-mêmes -.

Si le traducteur (lorenlin est resté au-dessous de la perfection, ce n'est pas du moins pour s'être fait illusion sur rimportance o{ la solennité de l'entreprise. Lui demande-t-on ce qu'il pense du style do IMaton ^ voici sa réponse : o Non tam huinano eloquio quauidivinooraculo similem, s;iepe quidem tonantein altius, s epe vero nectarea suavitate nianantem, senq3er arcana cœlestia compiL'cLcntem... Platonicus stilus continens univcrsum, tribus potissimumabundat muneribus, philosopbica sententiarum utilitate, oratorio dispusiiionis elocutionisque ordine, florum oi-nameuto poetico. » Je m'arrête : la préface de Ficin a de> pages entières sur ce ton.

On a parfois vanté l'exactitude de cette traduction ■ : c'est une fidélité, si l'on peut ainsi parler, tout extérieure : sans grand souci de la grammaire et de la syntaxe, la phrase latine est calquée plus ou moins adroitement sur le modèle grec, souvent au détriment de la clarté '. Du moins ce n'est pas l'œuvre d'un profane et en plus d'un passage on doit y louer avec M. Chaignet « la pénétration profonde du sens philosophique de l'auteur ' ».

1. 11 en est de mémo, comme on le sait, pour plus d'une autre traduction ou édition prinreps du xv^ ou du xyi" siècle.

2. Selon les usages du temi)s, le livre porte une cpigramme des plus flatteuses, rédigée par un Florentin grand admirateur de Ficin, ainsi qu'en témoignent ces deux distiques de la fin :

At modo ne pereat tantœ pietatis imngo

Xeve suum perdat philosopliia decus, Marsilius terris aller Plato redditus est, qui

Factitet htec eadem qu;e dédit ille prius.

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