Le premier Alcibiade, Paris 1668 et Amsterdam
4. Le Criton (Mémoires de l'Acad. des inscript, et belles-lettres, XIV).
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base dc3 la si(3nne : éloge décisif et qui dispense de tout autre. Ce fut [l'œuvre de (irou ', savant helléniste en ni«hne temps qu'écrivain de talent : aussi a-t-il réussi généralement à rendre d'une façon heui luse tout à la ibis la lettre et Vo<pr\t de Platon. Son premier essai en ce genre, composé à Pont-à-Mousson, la Rf^piibUque, venait d'être imprimé à Paris lorsque la suppression de Tordre des Jésuites auquel U appartenait le détermina à s'exp.ilricr en iloilaiide, où le libraire Rey d'Amsterdam aecueillit avec empressement ses travaux. C'est là que parurent successivement : en 17G3 une réimpression de la Ilcpublique : en 17(19 les Lois et V /Ypinomis en deux volumes- : enfin en 1770, eu deux volnnips également, un choix de dialogues: ThcrUde, Prolcuforas, les deux nippias, — (iorfjias, Ion, P/ù/èùe cl Mmou. On lit dans la préface de la traduction des Lois : « Cet ouvra-o n'n point oncoro paru en uoUe langue, que je sache, et je ne crois pas qu'on puisse r-ntondre ni le suivre dans les versions de Ficin et de Jean de Serres. Je l'ai traduit avec autant et plus de soin (jue la n^piihlique. J'y ai lait peu de notes : U:^ lecteurs que j'ai en vue m'approuveront de n'avoir détourné que rarement l'attention qu'ils donnent volontiers ù Platon sur des remanjucs de critique ou d'érudition qui ne les intéressent guère. » Le livre, chose curieuse, était d'ailleurs dédié par l'éditeur à J-J. llousseaii, à qui, disait-il, il était bien digne dY'tre offert : le publiciste genevois,' persécuté et errant sur la surface ;de la terre, n'était-il 'pas en effet un autre Socrate, en butte à l'ostracisme de ses contemporains ?
Plein de modestie, Grou avait refusé à son libraire une traduction des Œnvres anoraks de Plutarque, estimant qu'il serait incapable d'atteindre à. la vigueur et à la na'iveté du style d'Amyot : de iuéme en ce (pii touche Platon, son ambition visait à compléter bien plus qu'à corriger l'.euvre de Dacier. « J(^ n'aurais point traduit ce dialogue, — écrit-il en parlant du /'rolagoras ^ s\ y<iviù< su qu'il l'eiU été déjà par 31. Dacier. Je ne l'ai appris que quan.I mon travail a été achevé. La même raison .|ui m'aurait décidé à ne pas entreprendre cette traduction devrait peut-être m'engager à la supprimer, iuais puisqu'elle est faite, autant vaut
LES l'HlNCIPALES TRADUCTIOXS DES DIALOGUES