Philèbe, 16 G
!. A VIE DE PEATON
siècles, eu lial.ylonic à .iualre cent soixanlc-dix mille ans ' : et ces ridicules exagrrations trnuv;iienl créance. ,
Les parties les plus aucienncn>enl habitées du monde hellénique, la Thrace et la Crète par exemple, avaient acipiis une sorte 'de caractère sacré. Sans insister davnn'age, rappelons seulement que ccsl aux dires des anciens qu'eu appelle le poètes ce sont d'antiques légendes (pie les tragiques transportent sur la scène, (p.e le génie du peintre et du sculpteur immortalise sur hs nmrs du Pécile ou sur le Ironton du Par-
théiion. .
Interrogeons-nous Platon lui-même? non seulement d mvo-
queà [ilu^ieurs reprises une ancienne tradition (-y-).:^'.o; V.yo;), mais certains passages de ses dialogues sont conçus dans un ton solennel et sacerdotal, lequel contraste étrangement avec la simplicité et la honhomie socratiques : un pas de plus, et il céderait à la tentation de subordonner les droits du libre examen à l'ascendant de l'auloril'-. La voix populaire prêtait a Orphée '. à Musée, personnages demi-historiques, demi-h'gendaires un eusei-nemeiit mystérieux. « .\u contraire d'Aristote, dit très bien M. Jules Girard \ l'iaton avait une affinité do nature avec ces hommes pieux el inspirés. Ces « rêveries de gens ivres .. dont triomphe la logique de son iniidélc disciph-, il ne dédaigne pas de les recueillir comme une tradition de la sagesse antique ou comme une vague conscience que l'huma-
i. Cicéron, De dio.n.. I. 1 : « Eamdem arteu, (,1 sag.t de la du.n^U, n) etiam .Egyptii longinquit.le temporum innumerabilibus pœn ^cuU consocuti^^Uantur. ,. Le scepticisme de lecrivam -"^^^^^^'^^ un peu plus loin :« Nemine.n liabemus auctorem. qu, u\ aut fieu dica , aut f ctum sciât -,. - Par U> comparaison des textes, Th. II. Manmafa>t juste de lo Union mensongère iaprès laquelle les Chald.'.ens aura.enl fourn. au. compagnons d'-Vlex^r^dre dix-neuf si.'.cles d'observaLons astronom.-
'^'ï'pindare, Olym,,., VII, 51 : *«tI ô' àvOp.i^u,v .aV-...: i^.c.;
3. Platon ciletant.U Orphée (toi.. II, ««^'-^ *' ^ ^™'-'^/*";„,^pr A is lo è
«•emploie que l'expression l,..,oren.ent dédaigneuse ^^ ''^'•';';^-^"; . ",=;f;';: ■érr - Sur les doctrines attribuées dés le v« siècle a la Sib>lle. vo r le sayant ouvrage de M. de Launay : Moines el H.hi/Ues dans l anttquUe judeo-
grecque.