‹ La vie et l'uvre de Platon [microform]Chapitre 52 sur 343 · De Dofim. Plat., I · texte numérisé non relu

De Dofim. Plat., I

4. III, (J. E. Zeller a une note intéressante sur la date controversée de ce voyage [Phil. des Grecs, II, 1, p. 301).

^* ^''"'pÎTtox ^^"^^^'"^ew) fait de ce savant géomètre un assez grand éloge.

LA vu: DE PLATON

ports étroits; mais l'aiiii et le maître du jeune Théétèle s'était fait connaître à Athènes l)ien avant la mort de Socrate '. Si donc Platon a abordé à Gyrène, c'est (|ue cette cité florissante, plus d'une fois chantée par l'indare, était une des stations prt'férées des marins grecs qui se rendaient en Afrique. Lu même conjecture est également plausible en ce qui concerne soit la Phénicie, où les armateurs helléniques faisaient volontiers escale, soit l'Ile de Crète, dont il est souvent question dans les Lois-: le philosophe n'aurait-il pas suivi lui-nirme (pieLpie jour le cliemin qui conduit de Cnosse à la grotte d'Ida, chemin si agréablement décrit au premier livre de ce dialogue?

Mais ce que les biographes de Platon nous affirment avec une im[)0sante unanimité, c'est sa présence en llgypte à l'exemple de plus d'un Grec illustre de Tàge précédent. Longtemps la vaste et o[)ulente monarchie des Pharaons était, selon l'expression d'E. Kgger, restée fermée à l'indiscrète curiosité' de la petite tribu des Hellènes. La bienveillance peut-être intéressée des derniers rois nationaux avait levé ces obstacles, et aussitôt des relations commerciales cliaque jour plus ('tendues s'étaient établies entre les deux peuples, qu'une mer sillonnée par de nombreux navires rapprochait plutôt (ju'ellc ne les séparait. Pendant les guerres médi({ues nous voyons à plusieurs reprises les Hottes athéniennes porter secours aux Egyptiens révoltés. De plus les récits d'Hérodote n'avaient pas manqué de rendre populaires en Grèce les merveilles duXil,les monuments grandioses de l'Egypte, les singularités de son culte et de ses usages, sans oubher, ce qui devait surtout intéresser un philoso[)he- les <'coîes savantes de ses prêtres. Dès lors quoi de plus naturel ({ue la résolution de Platon de s'instruire à son tour à cette source où tant d'autres [lassaient [)Our avoir di'jà puisé ? Que si parmi les divers motifs (pii l'y ont déterminé, chaque biographe fait ressortir d(^ préférence celui qui

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