Thucydide, II, Go
i. Tlurnouf, Histoire de la littérature grcrque, I, p. 3oS. — La morne pensée se dégage dos lignes suivantes de M. (lebliart : (( llavTa o•.zyJJl7\J.r^(7s. vooc, ce principe d'Anaxagoro est devenu la formule liUérairo du siècle. Les dieux de Phidias, les héros de Sophocle, les personnages de Polygnote, l'architecturc du Parthénon, la musique dorienue, la ]>oésie de la nature, l'organisation politique de la cité athénienne, la prépondérance suprême de Périclès, les doctrines morales de Socrato, toutes ces choses si diverses ont entre elles un lien commun : »dles expriment toutes, chacune à sa manière, la beauté et la supériorité de rintelligonce. «
2. c( Phito geli<')rte zwar niclit melir /u den Mannern, wolche das Athen des fiiuften .lahrhunderts gescliaffen haben : aber er war ein Sohn des perikleischen Alters und Lrach die reifen Friichte des weltiUjerschattenden B.mmes. Nichts was das reichste aller Jahrhunderte gezoitigt batte fiir ihn vergebens gebliiht: ailes Tand Raum in scinem umfassenden Geiste,mochte es in Poésie und Kunst, in Politik oder lîhetorik an das Licht getreten sein. » (Von Sybel).
1>latjX, l. 1. 2
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LA VIE DE PLATON
yc si»^cle tout était disposé à Athènes pour favoriser et inspirer le Kénie naissant du plus i^rand (i'entre les s[)iritualistes païens. Même dans celte capitale int<'llectiielle du nioude autique, cent ans plus tnt ou cent ans [ilus tard, un Platon en possession d'un tel ensemble de qualités brillantes constituerait un phénomène à peu près inexplicable.
M'est-il permis de hasarder à la suite de ce qui précède une réllexion beaucoup plus personnelle? Si Platon n'avait vu (}ue l'apoi^^ée de cette époque mémorable, n'aurail-il pas été tenté de lui demander comme à la perfection même la règle suprême de la morale, de la politique, de la science et de l'art, assignant pour terme et limite à sa pensée l'horizon môme de la réalité ? Mais avec les aimées il en a pu voir aussi le di'ciiu. Les ombres ont apparu à son regard à coté de la lumière, et il a eu comme un pressentiment de ce qui manquait à cette civilisation cei)endant si radieuse pour assurer le règne de la vertu dans les individus, de la paix dans PKtat, de la concorde et du bonheur dans rhumanit<'. Ainsi, (^omme l'avait fait avant lui Thucvdide, au lieu de ne s'adresser qu'à ses contemporains, il a écrit pour le monde, il a parlé et enseigné pour la plus lointaine postérité.