CHAPITRE XI
A BIRMINGHAM ET A HADLEIGH
byCOHlC
La session d'automne de « TUnion Congrégationaliste » eut lieu à Manchester, en 1867, et M. Mac-AU y remplit pour la seconde fois les fonctions de secrétaire — il les avait remplies pour la première fois en 1854, quand TUnion s'était assemblée à Newcastle, Sunderland et North^» Shields — ce fut là l'occasion de sa rencontre avec feu le Rév. T. Feaston qui, sur le point de donner sa démission de pasteur à Lozells, Birmingham, mit en œuvre tout l'éclat d'une nature enthousiaste et d'une volonté fortenient trempée, pour convaincre M. Mac-AU, qu'il était l'homme de la situation. Il réussit. Le temps pour se prononcer était court. M. Mac-Ail voyait déjà d'autres perspectives s'ouvrir devant lui ; mais le pasteur démissionnaire ne laissa pas « l'herbe croître sous ses pieds ». En conséquence, une invitation faite avec beaucoup d'empressement fut acceptée par M . Mac- AU, comme il l'explique lui-même dans la lettre suivante adressée aux diacres de la chapelle de Lozells, à Birmingham :
Trinity Road, Birchfiel, 14 janvier 1868.
Mes amis en Christ,
Après d'anxieuses réflexions, je suis arrivé à la conclusion qu'il est de mon devoir d'informer la congrégation, par
votre intermédiaire, que je reprends ma parole et ne puis accepter son invitation. J'avais, comme beaucoup d'entre vous le savent, des doutes sur mon devoir, avant de répondre à l'invitation. Mon vénérable ami, votre dernier pasteur, fut le premier qui me persuada de ne pas agir d*après ces doutes. Il me parait maintenant évident, que Timpression dont je lui avais fait part était exacte : les circonstances particulières de l'église rendaient nécessaire un bref intervalle c entre la fin du pastorat actuel • et l'introduction d'un successeur. Je n'ai pas le moindre doute que mon départ, avant que rien n'ait été fait pour cimenter notre union, ne contribue, en (in de compte, au bien de votre communauté. J'aurais dû comprendre que l'amitié mutuelle contractée au cours de mes visites antérieures, n'était pas une raison suflîsante pour que je prisse une décision aussi importante. La situation spéciale où je me trouvais à celte époque, la rapidité avec laquelle il me fallait choisir entre les offres venues de la part de différentes églises, nous ont conduits, vous et moi, à une suite d'actions trop précipitées pour être sûres. C'est une consolation de penser que rien ne nous empêche de nous séparer dans les meilleurs sentiments. Je vous serai toujours reconnaissant, à vous et à la congrégation, de l'invitation empressée et cordiale que vous m'avez faite, et à M. Feaston de sa bienveillance personnelle. La meilleure manière d'envisager la chose est de ne pas y voir une démission de ma part, mais simplement le regret consciencieux de ne pouvoir cimenter des relations mutuelles. Je prierai avec ferveur le Grand Pasteur de vous rendre sa présence spécialement sensible et de donner bientôt à votre Eglise une heureuse stabilité pastorale.
Vous priant de communiquer ma décision à la congrégation, et vous assurant encore de ma cordiale estime, je suis, mes amis en Christ,
Sincèrement à vous. R.-W. Mac-All.
Ainsi s'exprimait M. Mac-AU. Mais ses excellents amis ne purent se décider à considérer la question sous le jour où il la leur présentait. Ils le prièrent de retirer sa lettre, et obtinrent qu'elle ne fût pas présentée à la congrégation. Sa conviction resta, cependant, inébranlable. Sa volonté était forte, mais il n'était pas indifférent aux sentiments et aux impressions de ceux auxquels il était mêlé, officiellement ou non; il n'était pas homme à agir brusquement, à sa guise. Il prêcha une fois sur ce texte : « Le Christ ne faisait pas ce qui lui plaisait », et différents événements de sa carrière semblent montrer que le Maître lui avait enseigné cette belle leçon. Quelque court que fût son séjour, il fut suffisant, dit M™® Mac- AU, — la suite le montrera, — pour nous créer des amitiés, dont quelques-unes n'ont cessé qu'avec la vie.
« Il est agréable, continue-t-elle, de se rappeler les environs de notre maison de Birmingham- Sutton, Coldfîeld, avec ses houx magnifiques ; ou même le bois de Handsworth, où, par un instinct subtil, M. Mac-AU dit un jour à une petite troupe d'amis : « Il me semble qu'il doit y avoir des jacinthes blanches ici, » et juste, quelques instants après, nous en découvrions ! »
Quand il s'absentait pour un jour ou deux, c'était un grand bonheur pour M. Mac- Ail d'assister à une foule de petits offices, où il trouvait l'occasion
d'enrichir son répertoire de nombreux passages piquants et délicieux. En voici un; il est tiré d'un livTo (Vliymnes d'une petite chapelle située à environ tent milles de la métropole du centre :
Les griffes du vautour avide sont rognées ;
Nous ne craignons plus son pouvoir ;
Il ouvre ses mâchoires d'acier
Et grimace, — mais ne peut dévorer.
Le séjour de M. Mac- AU à Birmingham fut court. Cependant, la lecture de la lettre précédente nous prépare en quelque sorte à ce qui suit. Le 9 juillet 1868, quand toutes les fleurs étaient écloses, une très nombreuse réunion s'assembla dans Tagréable maison (le Birchfield. Ceux qui la composaient voulaient ainsi témoigner leur estime et leur affection au pasteur qui les quittait; et à eux s'étaient joints bit n des amis dans le ministère, et d'autres qui, en personne ou par lettre, exprimèrent leur communauté de sentiments. A cette occasion, un magnifique présent et l'adresse suivante furent ofïerts à M. Mac- Ail :
Lozells, Birmingham, 9 juillet 1868.
Cher et révérend Monsieur,
C'est avec un regret sincère que nous nous adressons a vous, â la veille de votre départ, vous priant d'accepter ce lémoignage de notre respect pour notre pasteur et ami, et de notre gratitude pour la peine toute chrétienne et dévouée cjue vous avez prise parmi nous. Nous espérons qu*il vous
sera agréable, en vous retirant du pastorat de la Chapelle deLozells, de posséder un témoignage d*affection, de ceux qui ont eu le plaisir et Tavantage d'être en relations personnelles avec vous ; vous nous donnerez, en Tacceptant, l'occasion d'exprimer nos sentiments de sincère et durable estime, et nos souhaits sincères pour votre bien-être et votre prospérité futurs. Votre départ d'au milieu de nous, çui fait naître tant de regrets et de triâtesse, est accompagné de prières unanimes et profondément senties, à Celui qui règle en toute sagesse les événements, afin qu'ils contribuent à sa gloire et à la réussite la plus complète de son œuvre. Puisse le Saint Esprit vous guider, et illuminer votre chemin dans la vie, afin que, jetant les yeux sur la voie par laquelle le Seigneur vous a mené, vous puissiez reconnaître qu'il a bien fait toutes choses !
Nous voulons ici vous donner l'assurance que nous continuerons à nous souvenir de vous avec une sympathie affectueuse, et que des prières sincères s'élèveront toujours vers le ciel, pour que Dieu vous envoie ses meilleures bénédictions, à vous et à votre bien-aimée épouse.
Que le Seigneur vous bénisse et vous garde ! Que le Seigneur fasse briller sa face sur vous et vous soit propice ! Que le Seigneur vous bénisse et vous donne sa paix !
Président^ John Hickman; Trésorier, George Ireland; Secrétaire, George Shread.
Offert avec trois pièces de vaisselle plate.
Ce qui suit ^est copié sur les notes rapides et abrégées^ laissées par M. Mac-Ail, de sa réponse au témoignage qu'on vient de lire :
Lozells, Birmingham, 9 juillet 1868.
Inattendu spécialeipent après un séjour aussi court,
etc., etc. La brièveté de mon séjour aurait, je le sens, la valeur et la conséquence du présent qui veut le reconnaître. Je sais que ceci n*a pas été fait comme une chose toute naturelle. La spontanéité y ajoute une valeur spéciale. J'accepte ce don coûteux, comme Texpression pure d'une confiance et d'une affection cordiales. Je serai toujours reconnaissant pour le sentiment bienveillant qui a provoqué cette idée, pour le zèle et le soin qu'on a mis à Texécuter, pour la générosité des cotisations, pour le goût exquis qui a présidé au choix du présent, pour l'affection qui en accompagne l'offre. Quant à l'adresse que vous me lisez, les sentiments qu'elle m'exprime, et que je voudrais seulement avoir mieux mérités, seront parmi les plus beaux ornements de ma maison, dans quelque lieu que la Providence me conduise. Et, quoique nous ayons le plus vif regret de quitter un endroit où nous avions espéré fonder un foyer durable, il nous a été permis de former des amitiés, que nous espérons conserver et voir durer autant que notre vie. Si lointaine que puisse être désormais notre résidence, nous nous retrouverons souvent au milieu de vous par la pensée, et nous nous rappellerons avec joie vos attentions amicales et les encouragements sincères de cette soirée.
Chaque fois qu'il vous arrivera de me faire une place dans vos bonnes pensées, ce sera pour moi un privilège inappréciable, si le souvenir que vous me conservez est celui d'un serviteur de Dieu, dont le but, bien qu'incomplètement poursuivi, a été de vivre et de travailler parmi vous pour le divin Maître.
Ce fut, pour celle à qui elles furent adressées, une grande consolation et une vraie joie de rece-
voir, après un quart de siècle, les expressions suivantes des sympathies de cette congrégation.
LOZELLS GONGREGATIONAL ChURCH, WhEELER StrEET.
Birmingham, 27 juillet 1893.
Chère madame Mac-Ail,
Nous soussignés, pasteur, anciens, et membres de l'église et congrégation qui se réunit pour le culte dans la chapelle susmentionnée, vous présentons ici l'assurance de notre sympathie profonde, pour la perte cruelle et irréparable que vous venez de faire en la personne de votre cher mari. Quoiqu'il n'ait été. que pour un temps trop court pasteur de cette église, l'impression qu'il a laissée sur un grand nombre de ses amis d'ici n'est pas encore effacée. Nous nous sommes tous réjouis de l'honneur qu'il a eu, de devenir le fondateur et comme le centre d'une œuvre qui embrasse une sphère si vaste d'utilité.
Nous désirons, comme église, faire honneur à la dette (le gratitude que nous avons contractée vis-à-vis de sa mémoire pour ses précieux services,* et vous exprimer ici la sympathie profonde que nous ressentons aussi, chère Madame, pour votre personne. Nous vous recommandons affectueusement à Celui qui a promis d'être le mari des veuves.
Au nom de l'Eglise.
Rév. W. G. Percival, pasteur; Joseph HooD, trésorier; Francis Webb, secrétaire.
Revenons à Tannée 1869. Cette année-là, le 4 décembre, M. Mac-AU écrivait dé Birmingham à un de ses amis, John Holt, Esq. :
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Je VOUS dois un mot pour vous apprendre que nous partons pour Hadleigh, dans le comté de Suffolk. L'offre de ce pastorat est la septième que j'ai reçue, depuis que j'ai donné ma démission de Birmingham. L'invitation de cette église de Hadieigh a été, entre toutes, si décisive et si unanime, que j'ai senti tomber toutes mes hésitations. Il vous faudra venir voir notre nouvelle sphère d'activité et en juger par vous-même. Nous compterons donc sur vous. La chapelle est un bel édifice, simple mais vaste, qui peut contenir environ 1400 personnes. Attenant, il y a de vastes classes et autres locaux très complets. 11 y a sept chapelles qui en dépendent dans les villages environnants, sans parler de quatre postes plus petits. J'aurai deux pasteurs auxiliaires, l'un pour m'aider dans la ville (car il y a trois services, chaque dimanche), l'autre pour prendre soin des villages. J'aimerais vous en écrire plus long, mais je suis très pressé Q).
(1) Voici le texte de la lettre que M. Mac-AU écrivit de Birmingham, en réponse à la cordiale invitation que lui avait adressée cette congrégation de Hadieigh :
Birmingham, 3 décembre 1869.
a Mes chers amis,
« Je suis profondément touché de la confiance et de l'estime, que vous mettez en moi, en me demandant de devenir votre pasteur; j'ai réfléchi à votre invitation avec, je l'espère, un désir sincère d'être dirigé vers la voie qui tendra le plus à la gloire du Christ. Des circonstances, indépendantes de ma volonté, me font une nécessité de peser tous les indices de mon devoir, par rapport à différentes sphères d'activité qui se présentent en même temps à mon attention. Le résultat de cet examen est la conviction où je suis, que la volonté divine veut que mon sort soit mêlé au vôtre, et j'en remets le résultat, avec ma prière, à Celui qui est toujours prêt à prendre nos intérêts en mains. Me reposant donc humblement sur cette « force qui s'accom-
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Dans une lettre postérieure, M. Mac-AU nous donne de plus amples détails sur son nouveau champ de travail :
Notre congrégation de Hadleigh présente des traits particuliers. Côte à côte avec la portion instruite du troupeau, se trouve une foule de braves paysans qui viennent en masst» à la f grande réunion » {big meeiing), de tous les points du district environnant. C'est un beau spectacle, le dimanche matin, de voir rangés sur une ligne, dans une grande tribune qu'ils remplissent, les visages de tous ces hommes, dont beaucoup ont faitàpied des milles et des milles, parce qu'ils c se réjouissent quand on dit : Montons à la maison de l'Eternel ». J'en ai connu plus d'un parmi ces braves laboureurs qui, s'ils n'étaient pas doués de tout le génie d'un Bunyan, avaient pourtant comme des étincelles du même feu sacré, et rappelaient, par certains traits de caractère, quelques-uns des héros de cet immortel auteur.
plit dans notre faiblesse », j'accepte la mission importanle à laquelle vous m'avez invité, et je désire consacrer mes meilleures forces à l'œuvre de Christ parmi vous.
« Je ne doute pas que vos^estimables diacres, et votre comité, ne me prêtent en tout l'appui de leur inestimable coopération. Je regarde comme un avantage des plus précieux, eu raison des devoirs et des responsabilités de ma charge, que vous ayez déjà parmi vous celui qui sera mon principal assistant à la chaire et dans les devoirs du pastorat, celui que son dévouement aux nobles fonctions du ministère a, avec justice, placé si haut dans votre affection chrétienne. Je me réjouis aussi d'être associé à un autre pasteur qui, dans les parties les plus éloignées de votre pays, accomplit une œuvre d'une utilité si évidente. L'esprit chrétien et entreprenant qui vous caractérise, me remplit d'espoir que les bénédictions abonderont, dans les jours à venir. Je regarderai le large groupe des moniteurs d'écoles du Dimanche fit des prédicateurs dans les villages, comme « mes compa-
Là encore, dans cette ceinture de villages, on trouve comme un avant-coureur des stations missionnaires de Paris et de la banlieue. « Il est vrai, écrit M"® Mac-AU, que Tentourage était bien différent. Des cottages blanchis à la chaux, au milieu des haies, au lieu de cafés et de cabarets. Les omnibus parisiens et les courses à pied (sur le cheval des jambes) remplaceront cette curieuse mais confortable petite voiture, — notre « sociable » — qui nous transportait jusqu'au village le plus éloigné et nous ramenait sains et saufs, en dépit des petits écarts que notre petit cheval se permettait de temps à autre. Nous sortions presque tous les soirs, comme nous devions le faire plus tard à Paris, et notre bonheur était de nous faire des
gDODs d'œuvre dans la Maison de Dieu ». Chacune de vos stations attirera mon attention la plus sérieuse, et je serai heureux, quand l'occasion s'en présentera, d'aller les visiter et de me mêler à leurs offices. Et maintenant, si les décisions qui ont, jusqu'ici, été prises ont été accompagnées de l'esprit de prière, souvenons-nous tous que ce n'est qu'en continuant à mettre notre espoir en la source des grâces divines, que nos meilleures espérances pourront être réalisées. Je sollicite votre aide, votre sympathie, votre patience, vos prières constantes. Puisse la grâce d'en haut m'aider à être' pour vous un fidèle « ministre de Christ » !
« Croyez-moi, etc.
R.-VV^. Mac All. »
Ces espérances ne furent pas déçues. Quelles heureuses réunions il y eut dans les chapelles des villages et dans les cottages ! Et cette bonne œuvre continue à graviter autour de l'église mère dans les grandes réunions.
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amis, de tous les braves gens dont réducation entière avait été faite par la Bible et par la chaire chrétienne.
a Et certes, si Hadleigh montre le chemin dans la direction de Paris, il se lie aussi d'une manière bien étroite avec le passée car M. Mac- All ne prévoyait guère alors que la « Main directrice » de la Providence guiderait ses pas, seize ans après, vers cette curieuse petite ville à moitié flamande d'aspect, et qui rappelle les gravures du Livre des Martyrs de Foxe. Rowland Taylor y fut, en effet, martyrisé sous le règne de Marie Tudor, « Marie la sanglante ». L'endroit consacré par ses dernières souffrances, est aujourd'hui marqué sur le « Communal » d'Aldham par une petite pierre commémora tive .
Quelques mots sur cette résidence de Hadleigh suffiront, qqoique nous eussions eu plaisir à nous y attarder avec M™« Mac- Ail. « Nous apprîmes, écrit-elle, à en aimer les environs calmes et paisibles. Il n'y a pas là de ces grands murs de parcs qui arrêtent le malheureux piéton et le rejettent sur la route triste et monotone; mais, partout accessibles au regard, de petites collines, des ondulations de terrain, de nombreuses allées bordées de gazons verts et que le pied du promeneur peut librement fouler. Tout cela libre, ouvert, naturel. La flore du pays n'est pas à dédaigner. Il y avait notamment, à une distance de quelques
arpents de notre cottage^ et près de la tranchée du chemin de fer, des centaines de belles orchidées en forme d'abeilles {ophrysapifera)^ et des touffes non moins belles, quoique moins appréciées, de fleurs de sainfoin. »
La « grande assemblée » du dimanche était tout un tableau, digne aussi d'inspirer un peintre. La coutume avait voulu que toute une galerie fût Tapanage des hommes. «Elle se trouvait juste en face de ma place, dit M™® Mac-Ail. Aussi pouvais-je facilement remarquer toutes les formes, souvent curieuses, de leurs costumes. Il y avait là des habits à queue de pie, en drap bleu, avec des boutons dorés, et des parapluies bleus et verts avec des becs formidables. Mais ce sont les figures surtout qu'il fallait voir. Elles étaient vraiment originales et caractérisées, ne ressemblant en rien à celles que Ton voit dans les villes, où la civilisation ramène tout à son niveau banal. On conte une amusante histoire d'une femme qui, ne voulant pas être ainsi séparée de son mari pendant le culte, fit bravement le saut, et, un dimanche matin, se montra dans la tribune des hommes... C'était la première fois : ce fut aussi la dernière. Si décidée qu'elle fût à braver le qu'en-dira-t-on, l'opinion publique fut encore plus forte qu'elle. »
Les espérances conçues de part et d'autre, lorsque M. Mac-AU se rendit à l'appel de cette église de Hadleigh, ne furent pointdéçues. Quelles
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bonnes assemblées se tinrent là, tant dans Téglise principale, où avait lieu chaque dimanche le « Big Meeting», que dans les chapelles des villages voisins, ou dans les maisons des paysans! Et cette bonne et belle œuvre se continue toujours avec le même caractère; car l'esprit de Dieu n'a pas cessé de planer sur cette église-mère et sur ses annexes.