LE "CONSULAT A VIE" LE COMITÉ DE L'ŒUVRE
C'est dans le courant de Tannée 1882, peu de temps après la mort prématurée du regretté George-Théoph. Dodds, que s'opéra, sur le désir de M. Mac-AU, la transformation qui modifia le régime constitutionnel de l'Œuvre, et, d'une monarchie autocratique, ou plutôt d'un patriarcat qu'elle avait été à ses origines, en fit une monarchie parlementaire ou, si l'on veut une étiquette plus républicaine, un Directoire avec un président ou un premier consul à vie. Ce fut, en effet, la première décision que prit le Comité directeur de l'œuvre, d'assurer à son président l'inamovibilité de son siège en lui décernant le titre de président à vie.
La seconde de ces décisions fut de modifier le titre de la Mission. Elle s'était appelée d'abord Mission aux ouvriers de Paris. A partir du onzième rapport, pour l'année 1882, le titre officiel de l'Œuvre est devenu : Mission populaire évangélique de France, Mais le Comité, qui veut associer le nom de son fondateur au nom de l'Œuvre, décide qu'elle portera, en sous-titre, le Bom de Mission Mac^AlL En réalité, d'ailleurs, il le fait que prendre note de l'usage et le confirmer, îar, depuis longtemps, la Mission populaire aux
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ouvriers de Paris était beaucoup plus connue et plus généralement désignée sous ce nom de Mission Mac-All. Même ce nom propre de Mac-AU est en passe, depuis des années, nous l'avons noté déjà, de devenir, au moins dans le milieu de Févangélisation populaire, une sorte de nom commun pour désigner une foule de choses : réunions, cantiques, conférences, études, écoles, dispensaires, cercles de tempérance, etc., ayant rapport avec la Mission. On a même fait — pardon du barbarisme ! — le verbe Macalliser ou Macauliser pour dire : « aller aux réunions Mac-All. » Mais il faut avouer que TAcadémie ne Fa pas encore admis dans son dictionnaire.
Sur les frontispices des rapports de la Mission, rédigés d'abord en anglais, en français et en anglais depuis lors, on peut suivre les traces de ces transformations successives de l'œuvre. Les deux premiers rapports ne mettent en vedette que le nom de M. Mac-All, sur qui seul pesait, en effet, toute la charge et la responsabilité de l'entreprise. Le troisième le qualifie de Directeur honoraire ou bénéifole (Honorary conductor^ au sens que ce . mot : honorary a en anglais, où il désigne quelqu'un qui ne reçoit pas de salaire pour l'œuvre qu'il fait). Le nom de M. Emile Rouilly apparaît comme directeur adjoint, et ceux de MM. T. P. Sinel et Ruben Saillens comme collaborateurs {assistants). Dans le quatrième rapport, le nom de M. Mac-All
est de nouveau en vedette, avec la mention de cinq de ses collaborateurs : MM. Rouilly, Sinel, Frank Moilliet, A. M. Heriot, B. Peretto et Etienne Sagnol. Dans le cinquième, aux mêmes noms sont venus s'adjoindre ceux de MM. les pasteurs Théodore Monod et Naef. Mention est aussi faite d'un surintendant bénévole de la Mission parmi la jeunesse, M. A. M. Heriot, avec deux auxiliaires, MM. A Bonsey et Hannemann. Les trésoriers pour la France sont M. le D^ Gustave Monod et M. Louis de Watte ville. M. Alfred André est le grand banquier protestant et chrétien qui, ainsi que sa vénérée mère M™® André-Walther, ayant, dès le premier jour, donné sa sympathie et son concours à l'Œuvre, avait aussi accepté de donner son nom comme le banquier de l'Œuvre, chargé, avec les trésoriers, de recevoir les souscriptions. Un premier bulletin français de la Mission coïncida, en avril 1877, avec la publication du cinquième rapport anglais. Le nombre des stations existantes à ce moment était de vingt et une, pouvant contenir 4.240 places. Le nombre des auditeurs présents aux réunions était, en moyenne, par semaine, de 6.500 pour les adultes et de 2.500 pour les jeunes gens et les enfants. Les visites à domicile, faites durant tout le cours de Tannée, avaient été de plus de deux mille. Mille exemplaires de la Bible et du Nouveau Testament avaient été mis en circulation. Le nombre des livres prêtés était
de 2.250. Celui des traités et des évangiles distribués à la sortie des réunions avait atteint 96.000. Les recettes de Tannée avaient été de 58.295 francs ; les dépenses de 60.597 francs (non compris les recettes et dépenses de la Mission pour les enfants).
Le sixième rapport annuel montre ces chiffres en voie de progression, et du reste, d'année en année, l'accroissement ne cessa jamais durant la vie du fondateur de l'Œuvre. L'état-major de la Mission se compose, cette année-là, outre le directeur, d'un sous-directeur, M. Rouilly, et de huit adjudants, dont cinq donnent gratuitement leurs services. La médaille de la Société nationale d'encouragement au bien figure sur la couverture du rapport. Au mois de mai 1877, M. Mac-AU avait eu, en effet, la satisfaction, tout inattendue pour hii, de recevoir de cette société cette marque de la reconnaissance des bons Français pour son entreprise. A la réunion annuelle de la société, une médaille d'argent lui avait été décernée, avec diplôme portant la mention : a pour dévouement à l'humanité ». Les paroles suivantes sont extraites du rapport lu devant la nombreuse assemblée par M. Honoré Arnoul, le vénérable secrétaire de la Société :
« M. Mac-AU sait que là (à Belleville), dans la population, il y a eu des souffrances de toutes sortes, que la misère morale y habite à côté de la misère intellectuelle et de l'indigence. Il a fondé,
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pour les multiplier ensuite dans Paris, des réunions du soir, des' conférences dont le but est d'éclairer les esprits et de calmer les cœurs encore troublés. Partout où il s'est présenté, M. Mac-All a été cordialement accueilli. A ses paroles sympathiques, on a répondu par des expressions de reconnaissance. La Société d'encouragement au bien s'associe aux témoignages affectueux qui saluent la bienvenue du charitable étranger, et lui offre une médaille en retour du bien qu'il s'efforce de faire. »
Ce témoignage d'estime et de gratitude avait été très précieux au cœur de M. Mac-All : « Nous nous réjouissons beaucoup, écrit-il, de ce que notre but, poursuivi en dehors de tout esprit de secte, de ce que notre simple essai d'améliorer, dans tous les sens, Tjtat de nos semblables au moyen de l'Evangile, se fasse ainsi connaître au public en général. »
L'année suivante (1878), le dessin d'une seconde médaille figure sur la couverture du rapport. C'était celle de la Société libre d'instruction et d'éducation populaires^ qui fut présentée à M. Mac- All le 31 mars 1878.
Ce septième rapport mentionne le nom de M. le pasteur Bernard de Watteville, comme directeur honoraire (bénévole) de la branche de Lyon. A Paris, George-Théophile Dodds est qualifié de (( directeur des bibliothèques et des réunions pour
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les enfants et les jeunes gens ». Les collaborateurs en titre mentionnés pour cette année-là (et dont cinq donnaient gratuitement leur concours) sont MM. les pasteurs Théodore Monod et Fourneau, et MM. F. et C. Moilliet, Chauntrell, Elisée Gharlier, Sagnol, Sainton et Hannemann.
Le huitième rapport nous présente, sous la direction de M. Mac-AU et de son adjoint M. Rouilly, un groupe de quinze collaborateurs, dont sept bénévoles. Les noms -nouveaux sont ceux de MM. Greig, Guillaume Van der Beken, Frédéric Christol, Paul Cook et Larnac. La Mission possède trois branches en province : Lyon, Bordeaux et Boulogne-sur-Mer.
Le neuvième rapport contient une liste de vingt collaborateurs, dont huit bénévoles. Les noms nouveaux sont ceux de MM. Eugène Réveillaud, Hirsch, Alex. Donaldson, Charles Bisson. L'œuvre s'est étendue en province et comprend des stations nouvelles à Arcachon (directeur : M. F. D. Chauntrell), à Boulogne-sur-Mer (M. le pasteur Dégremont), à La Rochelle et à Rochefort (M. le pasteur Henri Gayat) et dans plusieurs localités des environs de Paris.
Dans le dixième rapport, relevons les noms de MM. de Pressensé, Vinàrd, Taylor, le D^ Darcus, le pasteur Daniel Robert, directeur de la branche de Roubaix, Croix et Dunkerque ; le D^ Hastings Burroughs, directeur de la branche de Saint-
Etienne ; J. Durrleman, directeur de la branche de Saintes et Cognac ; le pasteur Galland, directeur honoraire de la branche de Clermont-Ferrand ; le pasteur Adolphe Maillet, secrétaire pour la branche de Montauban et Toulouse.
Avec ce dixième rapport cesse la rubrique qui avait été celle de l'Œuvre jusque-là. Au lieu de a Mission aux oui^riers de France », le onzième rapport et les suivants porteront, sur leur couverture, le titre : Mission populaire évangélique DE France, avec le sous-titre : Mission Mac-Ail.
Nous sommes en 1882. Le rapport de cette année-là contient, outre la lettre habituelle de M. Rosseeuw Saint-Hilaire, un « mémorial » de George-Théoph. Dodds, mort le 7 septembre, avec une notice biographique écrite par son frère. Il annonce que, à la requête de plusieurs amis du regretté défunt, le D' Horatius Bonar, d'Edimbourg, son beau-père, prépare sa biographie, et que M. Eugène Réveillaud, son ami, a exprimé rintention de faire le même travail en français. c( Un tel souvenir, écrit M. Mac-AU, contribuera, nous le croyons, sous la bénédiction divine, à fortifier le zèle et le dévouement des chrétiens et à stimuler d'autres jeunes gens, tant en France qu'en Ecosse, à suivre les traces d'un vaillant qui leur a laissé un si noble exemple. »
Le rapport annonce ensuite la fondation du nouveau Directoire que M. Mac-AU s'est associé
pour alléger, en le partageant avec d'autres épaules, le poids de ses lourdes responsabilités financières et autres. Le nombre de ces directeurs adjoints est de sept. Les noms en sont donnés en tête du rapport. Ces premiers membres du Conseil de direction sont, pour la France, MM. Emile Rouilly, Louis Sautter, Eugène Réveillaud et R. Saillens; pour la Grande-Bretagne et les Etats- Unis, MM. F. Dundas Chauntrell, le Rév. Ch. E. Greig et le Rév. W. W. Newell junior. L'acte de constitution de leur Société stipule, que le Conseil aura le droit de se compléter lui-même par l'adjonction de nouveaux membres (^), qui devront être choisis parmi les personnes qui apportent à Tœuvre un concours ou un intérêt actif. Il met à la base doctrinale de l'œuvre la déclaration de foi de l'Alliance Evangélique, et établit qu'aucun changement, quant à l'objet ou à la doctrine de la Mission, ne pourra être introduit que par une
(1) C'est ce qui est arrivé au cours du temps. Les nouveaux membres, ainsi adjoints successivement au Conseil, ont été MM. le Dr A. F. Beard, Lorriaux, Léon Rieder, W. Soltau, le Dr Thurber, Gust. Monod, B. Couve, le D»" Henry J. Benham, Jacob de Neufville, Rév. H. E. Noyés, le pasteur Henri Merle d'Aubigné.
Actuellement (1897), le Conseil directeur de l'Œuvre est ainsi constitué : M. Louis Sautter, président d'honneur; M. Charles Greig, président et directeur de l'Œuvre ; MM. les pasteurs B. Couve, H. Merle d'Aubigné, Noyés, Thurber, et MM. Benham, Gust. Monod, J. de Neufville, Eug. Réveillaud, Léon Rieder, Rouilly et Soltau.
Assemblée générale des donateurs, spécialement convoquée à cet effet. Un fonds de garantie et de réserve était en même temps constitué pour parer à toutes les éventualités f).
Ainsi l'avenir de Tœuvre était désormais assuré, autant que les vues humaines peuvent s'étendre. M. Mac- AU avait voulu que cette œuvre ne dépendît plus uniquement de sa personne, qu'elle pût — les forces ou la vie venant à lui manquer — lui survivre, et continuer, même après son départ pour la patrie d'en haut, sa pensée et son ministère en notre patrie d'ici-bas. Il a assez vécu pour voir son vœu exaucé, la permanence et la stabilité de sa chère Mission assurée. Il va sans dire d'ailleurs que, tant qu'il fut de ce monde, M. Mac-AU a été non seulement le chef de la Mission qu'ail avait fondée — nous avons dit déjà que le Comité direc-
(1) Il n'est que juste de mentionner aussi le Comité de dames qui, vers le même temps, s'est constitué pour assurer la régularité d'un certain nombre de services, comme celui des dames visiteuses, des organistes, des lectrices de la Bible, etc. Ne pouvant citer, car la liste en serait trop longue, toutes les dames collaboratrices, tant de France que de l'étranger, qui, soit dans ce Comité, soit eu dehors, ont montré un dévouement fidèle et constant à Tœuvre missionnaire, nous donnerons du moins ici les noms des dames qui ont fait ou font encore aujourd'hui partie du Comité : Miss Grimston, Miss Matheson, Miss Coldstream, Miss Johnstone, Miss Moggridge, Miss Morgan, Mrs. Greig, Miss Binney, Miss Gregory, Mme Le Gay, Mme Lorriaux, Mme Soltau, Mrs. Benham, Mrs. Ponsonby Moore,Miss Johnson, Miss Douglas, la regrettée MHe Arbousset.
teur l'avait nommé président à vie — mais qu'il en resta jusqu'au bout l'âme, la pensée directrice, la cheville ouvrière. Il a été comme la reine — si Ton nous permet la comparaison — de cette ruche laborieuse et essaimante. Et, comme Abraham, on aurait pu l'appeler «le père d'une multitude ». Combien d'âmes lui ont dû leurs lettres d'adoption dans la cité sainte, leur droit à la liberté des enfants de Dieu !
Au sein du Conseil directeur qui s'assemblait chaque semaine dans son cabinet de travail, il était vraiment comme un père et il exerçait une véritable dictature, — combien aimable et parlementaire d'ailleurs! — celle de la persuasion. Même quand il était seul de son opinion contre tous, ce qui arrivait parfois au début de Tétude d'une question, son avis, qu'il n'imposait cependant jamais, finissait toujours par prévaloir. Une déférence naturelle nous y amenait tous, les uns après les autres. D'ailleurs, la ténacité d'aucun de nous n'égalait la sienne : une ténacité de fer sous un gant de velours. Et puis, on savait si bien que l'instinct d'une sollicitude et d'une tendresse vraiment paternelle le guidait dans toutes les préoccupations de tous les détails de l'Œuvre! Un si sûr instinct pouvait-il le tromper? Aussi obtenait-il de nous tout ce qu'il voulait. On sentait qu'il appréciait ces victoires, autant qu'un chef de parti qui, sur l'échiquier parlementaire, arriverait
à gagner une partie jugée d'abord irrémédiablement compromise et perdue. Je doute que dans le sein de notre Comité, il lui soit arrivé jamais de perdre une cause qui lui tînt vraiment à coeur. Une seule fois, il ne put obtenir gain de cause pour son opinion très positive ; — mais alors, il s'agissait d'une très grosse question pour laquelle il avait voulu s'entourer des avis du Comité auxiliaire de Paris et de la plupart des pasteurs des Eglises qu'il avait spécialement convoqués. — Cette question délicate était celle de la participation des néophytes, habitués des salles populaires, à la Sainte Cène. M. Mac-AU, — qui avait éprouvé combien il est difficile d'obtenir des personnes, même les plus décidément converties dans les salles de la Mission, qu'elles sortent des salles qui ont été le berceau de leur vie nouvelle, pour se joindre à l'une ou à l'autre des Églises évangéliques existantes, — aurait voulu obtenir que la communion fût donnée dans les salles mêmes, à certains jours, par les pasteurs des Églises les plus voisines. On y vit des dangers. Contrairement aux intentions de M. Mac-AU, — le moins sectaire, le moins confessionnel des hommes, le moins préoccupé de propager sa conception ecclésiastique particulière, de fonder des chapelles, au sens étroit du mot, — on craignit qu'il n'y eût là le germe de quelque organisation ecclésiastique, de quelque dénomination ou
secte nouvelle. M. Mac- AU s'inclina devant Tavis de la majorité, mais il le regretta toujours. Et peut-être, dans l'intérêt non seulement de la Mission, mais du règne de Dieu, eût-il mieux valu suivre en effet sa pensée. Même si des Églises nouvelles, des Eglises chrétiennes « missionnaires » étaient sorties de ce mouvement, — comme il est arrivé en Belgique, où les communautés fondées en ce siècle par la propagande de la Société évangélique portent justement ce titre d'Eglises missionnaires, — le mal n'eût pas été si grand après tout ; et l'avantage eût pu être considérable pour la cause du Christ et pour le bien des âmes, qui doivent passer avant la cause et le bien de nos Eglises particulières. Sur ce point, M. Mac-AU avait gagné à ses vues la majorité des membres du Comité directeur de la Mission. C'est auprès du Comité auxiliaire, composé surtout des pasteurs de Paris, qu'il trouva les résistances qui l'amenèrent à renoncer à son projet; — car, par-dessus tout, il aimait la paix, et pour rien au monde il n'eût voulu rompre le lien de cette dilection fraternelle, qui l'unissait à ceux qu'il appelait ses « vénérés frères et collègues de Paris ».
La légère divergence de vues qui se produisit sur ce point particulier et purement pratique, n'amena, est-il besoin de le dire, aucun refroidissement dans la sympathie mutuelle et chaleureuse qui unissait M. Mac-AU aux Eglises de France et à
leurs pasteurs. Cette sympathie s'était déjà manifestée en avril 1875, par Tenvoi d'une lettre fraternelle adressée à M. Mac-AU, et signée par les pasteurs et anciens des diverses Eglises évangéliques réunis à Paris, à Toccasion des réunions annuelles du mois d'avril. Cette lettreportaitnotammentlessignatures suivantes : Eug. Bersier, Georges Fisch, F. Lichtenberger, E. Robin, Rosseeuw^ Saint-Hilaire, Ernest Dhombres, Théod. Monod, N. Recolin, Samuel Bost, J. J. Keller, Aiig. Fisch, J. Bonhoure, Aimé Cadot, L. Boileau, Vernier, A. Pilate, A. Bastide, A. Malan, Cologny, E. Voreaux, F. Lemaire, F. A. Vincent, H. Andrieu. A la lettre était jointe cette note, de la main de M. Bersier:
c< Plus de vingt pasteurs, appartenant à l'Eglise réformée nationale et à l'Eglise luthérienne, et dont les signatures ne figurent pas sur cette lettre, m'ont chargé de déclarer qu'ils y adhèrent de tout leur cœur. L'adresse n'a pu être achevée qu'après leur départ de la réunion. »
En juin 1876, M. Mac-Ail recevait une autre lettre, non moins aimable, du Comité de l'Alliance évangélique. Elle était ainsi conçue :